
NOS MEILLEURES SCENES DE BOUFFE
Tout sur RATATOUILLE - La Critique - Photos - Le 2008-03-31 23:27:37
PULP FICTION
Dès la première séquence -d'anthologie- où Travolta et Samuel L. Jackson dissertent sur les différences culturelles et linguistiques induites par la désignation du Big Mac sous différentes latitudes, on se prend à rêver de croquer goulûment dans un hamburger dégoulinant. Puis ça continue, lorsque Jackson saisit le Kahuna Burger de sa victime en s'exclamant « this is a tasty burger ! »... et la pulsion pro-malbouffe envahit irrémédiablement le spectateur. Il y a également ce resto merveilleux entre Uma Thurman, Mia Wallace au nez poudré, et John Travolta, Vincent Vega un peu balourd mais qui retrouvera la cool attitude des grandes fièvres de fin de semaine dans une scène de danse devenue légendaire. Et là on hésite entre différents milkshakes au prix exorbitant, des Burger aux noms de stars, la cuisson des steaks. On croise des serveuses sosies de Marilyn, de Jane Mansfield, des serveurs sosies de Buddy Holly, Elvis Presley, Jerry Lewis et Dean Martin... Bref c'est un morceau de l'Amérique pulp qui ouvre un appétit de garnement... Regarder Pulp fiction c'est devenir boulimique, à l'image de son réalisateur, se glorifier de nos gourmandises cinéphiliques les moins nobles et les plus délectables, La gastronomie tarantinesque nous conseille tout ce qui est mauvais pour la santé (les burgers, les milk shakes, le café...). Il rend hommage à la culture « pulp » y compris dans la bouffe. C'est ce qui fait de ce film un grand moment de plaisir décomplexé et vaguement coupable.

LE FESTIN CHINOIS
S'il est un film où nourriture et cinéma font bon ménage, c'est indubitablement Le Festin chinois. Réalisé par Tsui Hark autour d'un aréopage époustouflant composé de Leslie Cheung, Anita Yuen, Kenny Bee ou encore Chiu Man-Cheuk, le métrage ne cesse d'explorer dans la démesure le rapport que les Chinois entretiennent au bien manger et au bien boire, sur fond d'histoire et de compétition à la façon des manga spécialisées. Film exaltant la subtilité et la finesse des goûts immémoriaux de l'Empire, Le Festin Chinois combine en effet toute la maîtrise des arts martiaux avec les talents nécessaires à la réussite culinaire. L'attelage insensé ainsi réuni aboutit à une comédie inattendue et plus que plaisante exaltant le sens du devoir et le sang froid que nécessitent les plats de roi que les uns et les autres doivent servir pour triompher dans ce concours de chef. Faisant la part belle aux mets les plus fous et aux desserts les plus excentriques, Le Festin Chinois nous dresse ainsi une liste fabuleuse et fantastique dans tous les sens du terme où technique rime avec sagesse et salaison avec prouesse. Dans cette farandole bigarrée et inventive, les tribulations des cuisiniers et des apprentis tiennent en effet autant du mystère que du combat âpre et sans fin. En somme, plaisir d'esthète et gourmandise interdite par son trop plein de fioritures, Le Festin Chinois s'impose dans tous les cas d'appétit incontrôlé et les petites fringales filmiques.
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LE COIN DU CINEPHILE : LA GRANDE BOUFFEControverse et polémique au programme de ce Coin du cinéphile spécialemen... | DOSSIER : BEETLEJUICEReconnu pour son univers macabre et ses visuels hors du commun, Tim Burton | |
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LE COIN DU CINEPHILE : LA GRANDE BOUFFE
DOSSIER : BEETLEJUICE











































