
DOOMSDAY
Un film de Neil Marshall
Avec Rhona Mitra, Malcolm McDowell, Bob Hoskins, Sean Pertwee, Adrian Lester
Durée : 1h45
Sortie le 02 avril

Alors qu'un terrible virus décime méthodiquement la population écossaise, le gouvernement anglais décide de reconstruire l'antique mur d'Hadrien, pour isoler le nord de l'île, et contenir l'épidémie. La population est alors laissée à une mort certaine. Vingt-cinq ans plus tard, pourtant, le virus réapparaît à Londres. Des photos satellites laissant à penser qu'il existe des survivants en Ecosse, et donc un remède, un commando est envoyé au-delà du mur pour le rapporter...
L'une des grandes forces de Neil Marshall, c'est sans doute son inébranlable humilité. Amoureux transi du cinéma de genre, il avoue avoir fait Doomsday en pensant aux fans comme lui, rêvant de revoir le type de films avec lesquels ils avaient grandi. Une démarche honnête venant d'un réalisateur dont le précédent film, The Descent, avait déjà remis au goût du jour le survival en milieu hostile. Un sous-genre qui a connu ses heures de gloire dans les années 80, tout comme le film de loup-garou, dans lequel le metteur en scène, a, surprise, également fait ses armes, avec Dog Soldiers. Logique donc, qu'il s'attaque maintenant au genre du « post-nuke », autrement dit le film post-apocalyptique, quasiment né avec les deux premiers Mad Max, et inspiration pour de nombreuses séries B et Z le plus souvent tournées en Italie.

Le pitch de Doomsday, la musique, l'héroïne même, font penser à l'un des plus brillants représentants du « post-nuke », le New-York 1997 de John Carpenter. Neil Marshall ne s'en cache pas : son Snake Plissken à lui est une femme, Eden Sinclair, borgne elle aussi. Mais elle partage avec le personnage créé par Carpenter la même attitude anarchiste, la même envie de tendre un majeur dressé à la face du monde, toutefois tempérée par un certain professionnalisme militaire. Elle va elle aussi passer derrière le mur qui sépare un gouvernement corrompu d'une population revenue à l'état primitif. Une communauté punk qui paie elle son dû à Max Max 2, qu'il s'agisse de ses coupes de cheveux hirsutes et ses maquillages tribaux, ou de ses véhicules faits de bric et de broc.










































