toutes les news LES FILMS EROTIQUES DES MAISONS CLOSES EN DVDSommaireLES PLUS GRANDS ESPACES
EN DIRECT DE HONG KONG : LINGER

EN DIRECT DE HONG KONG : LINGER

Tout sur LINGER - Le 2008-04-09 05:31:18


LINGER
Hu Die Fei ou Flyning Butterfly
Un film de Johnnie To
Durée : 1h28
Avec Vic Zhou, Roy Cheung, Wong You-Nam, Suet Lam, Maggie Siu, Bingbing Li, Yi-Kei Fong, Yong You
Date de sortie : 10 janvier 2008 en Chine, sortie inconnue en France

A l'heure où Sparrow, son dernier métrage, s'est laissé découvrir, revenons sur Linger dont la production eut lieu à la suite de l'excellent Mad Detective. Mélodrame caractéristique de ses productions commerciales, Linger est à situer dans la veine des films d'exploitation que signe To pour financer ses productions plus ambitieuses. Et pourtant malgré son « mauvais » genre, ce drame témoigne de la capacité du cinéaste à se lover dans d'autres habits et à presque séduire, une fois affublé d'autres objectifs.

Johnnie To, encore et toujours
Doit-on revenir sur la carrière de Johnnie To, lui que l'on n'a plus besoin de présenter à l'heure actuelle ? Probablement parmi les meilleurs cinéastes d'Asie, il est assurément l'un des plus grands metteurs en scène de l'époque. Il suffit de voir et de revoir Exile pour s'en convaincre. A côté de cela, l'homme qui a su faire oublier le vide laissé par les Woo et autres Tsui Hark après leur exil américain, s'est aussi imposé comme un grand producteur avec la Milky Way (Eyes in the sky) et plus encore comme un infatigable travailleur. Forçat de la pellicule, il n'est pas rare en effet qu'une année pleine le voit réaliser deux voire trois films avec une différence de ton et une qualité souvent inouïes pour notre cinéma hexagonal empesé et alangui.
Johnnie To, si on y regarde bien, c'est surtout une filmographie impressionnante en une seule décennie, émaillée de surcroît de véritables réussites, que l'on pense au très cinéphilique Fulltime Killer, au formidable PTU ou à l'incroyable diptyque d'Election. Et pourtant, de cette carrière prolifique, nous ne connaissons qu'un versant, celui du film de gangsters que ponctuent les rares comédies qui nous parviennent (Yesterday once more, Running on Karma, Love for all Seasons...). Avec Linger, c'est justement cet autre visage que le réalisateur nous montre et c'est avec une curiosité matinée d'inquiétude que l'on regardera le dernier résultat en date de cet écart perpétuel.


Linger, entre larmes et spectre
Celui qui fut honoré en mars dernier à la Cinémathèque nous surprend à l'énoncé du synopsis de cette antépénultième production. En effet, Linger nous conte le destin d'une jeune femme, Yan qui a survécu à son jeune amant Dong et qui plusieurs années après l'accident dont elle est responsable, le voit revenir dans son quotidien dès qu'elle ne prend plus ses médicaments. Histoire traumatique traditionnelle qui rappelle sans cesse son drame fondateur et pressent son oubli à venir, Linger pourrait ainsi se présenter comme le modus vivendi d'une reprise de la vie sur le présent figé d'une existence traumatisée. Or, dire cela, c'est oublier que Johnnie To dirige et que derrière chaque instant où l'on larmoie et s'apitoie, se cache un virtuose du cadre et un maître du rythme.

Linger ose tout d'abord un présupposé auquel il faut adhérer et qui installe le film dans un rapport ambivalent à la réalité. Celui de sa perception et de sa monstration. Pour To, le film se doit effectivement pour fonctionner et avancer de croire et de faire croire que le spectre du petit ami disparu existe bel et bien et qu'il agit comme dans la tradition chinoise, sur les choses, les êtres et le quotidien. Ainsi, le métrage ne cesse de faire se confondre réalité montrée et réalité perçue par Yan, opérant un choix de mise en scène qui par certains côtés, reprend les enseignements de Mad Detective dans le fait de montrer simultanément à l'écran, de multiples personnalités. Dans le cas présent, voisinent toujours entre les scènes de la trame principale, des souvenirs et l'impression que le fantasme d'une présence vue n'est pas simplement que fiction ou illusion. Des traces sont laissées invariablement (geste, objet déplacé...) et une véritable ombre tutélaire et protectrice semble veiller sur Yan. Or, ceci n'aurait d'intérêt que si cette dernière avait un rôle quelconque à jouer et c'est là hélas que Linger marque le pas.

En effet, l'âme du défunt étudiant qu'elle a aimé n'aura de cesse de rester et de revenir qu'à une seule condition : régler ses comptes avec son présent et plus encore son passé. Ainsi, Yan va revivre par flash back successifs les épisodes traumatiques de celui qu'elle a aimé jusqu'à son brutal décès. Cependant, elle devra - sans réellement le pressentir ou en avoir conscience - agir sur ce qu'il (lui) a laissé après sa mort tragique : leur relation brutalement interrompue et un père brisé. Mais elle n'y parviendra pas seule...
Et surtout pas sans avoir assumé puis dépassé sa part de responsabilité.

> Lire la suite de l'article

  

[p1] [p2] [p3]

DOSSIER : LES ACTEURS FETICHES DE JOHNNIE TO (EXILES)DOSSIER : LES ACTEURS FETICHES DE JOHNNIE TO (EXILES)

Au fil des années, Johnnie To a su s'entourer d'une panoplie de comédiens fidèle...
 CINE : SPARROWCINE : SPARROW

Sachez-le : l'intrigue de Sparrow tient sur un ticket de métro. Des pickp...
vos avis Ajouter un avis
Carth Une mauvais film romantique.    09 avr
 
Imprimer cet articleEnvoyer cert article à un ami

LINGER

Un film de Johnnie To

 

Notez ce film

note des internautes :
/10
(0 vote)

Les autres films

 



box office

1

TRANSFORMERS 2 : LA REVA
entrées : 1 115 888 (1 semaine)




2

VERY BAD TRIP
entrées : 402 973 (1 semaine)




3

JEUX DE POUVOIR
entrées : 303 056 (1 semaine)




4

TELLEMENT PROCHES
entrées : 496 176 (2 semaines)




5

LES BEAUX GOSSES
entrées : 614 803 (3 semaines)




6

LASCARS
entrées : 380 416 (2 semaines)




7

TERMINATOR RENAISSANCE
entrées : 1 436 661 (4 semaines)




8

HANNAH MONTANA, LE FILM
entrées : 225 132 (2 semaines)




9

NOTORIOUS B.I.G.
entrées : 74 028 (1 semaine)




10

LA NUIT AU MUSEE 2
entrées : 1 530 301 (6 semaines)