
Florent-Emilio Siri

Récemment encore, Florent Emilio Siri nous faisait part de son admiration pour la mise en scène de John Ford, et rappelait par l'anecdote à quel point le cinéaste avait atteint la maîtrise de son Art : « John Ford n'allait pas au montage. Il tournait monté. Il ne filmait que les plans qui lui étaient strictement nécessaires. Et il filmait d'une façon telle qu'il était impossible ensuite de les monter autrement que comme il l'avait envisagé. En clair, tu ne pouvais pas changer ses films au montage. »
Quarante ans après avoir achevé son dernier film, sur une carrière qui en compte 140, John Ford demeure le chêne inébranlable vers lequel se tournent les cinéastes du monde entier. Son style, qui lui était pourtant personnel, est devenu l'incarnation même du Classique, autrement dit la norme d'excellence sur laquelle peuvent se reposer tous les cinéastes en proie au doute, et surtout les plus grands. En clair, John Ford est au cinéma mondial ce que Jean-Sébastien Bach est à la musique occidentale.
Que l'on cherche à faire du drame familial intimiste ou du film d'aventure exubérant, l'enseignement de Ford sera toujours d'un apport précieux. Et de la même façon qu'on retrouve Bach dans la moindre note de la moindre musique entendue aujourd'hui à la radio, on retrouvera Ford dans le moindre bout de fiction filmique. Celui qui espère comprendre quelque chose au mot « Cinéma » ne peut tout simplement pas contourner ce chêne.

Note : Chacun des films que nous avons sélectionné pour cet article méritent à eux seuls un ou plusieurs ouvrages. N'attendez donc aucune exhaustivité. Ce qui suit est l'introduction de l'introduction de l'introduction d'une partie de la carrière monumentale de Ford.
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DOSSIER JOHN FORD + LE COFFRET TESTEUne seconde fois, Opening réunit trois films rarissimes de John Ford (Sean O’Fen... | ||
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DOSSIER JOHN FORD + LE COFFRET TESTE

























