
Quel regard portez-vous avec le recul sur votre deuxième long-métrage ?
Par rapport à mon premier film, c'est très différent vu qu'ici il s'agit d'une commande, je n'ai pas développé le scénario, je ne l'ai pas porté. Je considère donc que c'est surtout un exercice, en plus en anglais, qui m'a permis de progresser dans ma façon de filmer. Ce que je retiens c'est ma relation avec les acteurs, notamment la jeune Olivia Thirlby qui est la véritable révélation du film.
Il paraît que vous étiez même prêt à refuser de faire le film si la production ne l'avait pas retenue ?
Oui en effet. Si je n'avais pas eu une actrice comme Olivia qui me donne envie croire à ce sujet assez spécial, je ne me serais pas lancé dans l'aventure. Il fallait vraiment qu'elle me fasse croire à cette relation très particulière entre une mère et sa fille, ce transfert des âmes. Ce n'est pas dans notre culture de raconter des histoires comme celle-là, donc j'avais vraiment peur. J'ai dû surmonter plein de pièges, plus j'avançais dans le film, et plus le sujet lui-même m'inquiétait, mais en même temps finalement me stimulait. Ca m'a permis de raconter une histoire vraiment originale.

On a l'impression à la vision du film que vous avez tenté d'atténuer au maximum la facette fantastique du récit...
Oui, c'est effectivement un choix qui s'est très vite posé. Le producteur (Luc Besson) m'a fait comprendre dès le départ qu'il voulait clairement un drame. Il fallait donc que j'amène mon univers personnel pour concrétiser cette histoire, et ne pas partir dans un délire surnaturel.
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