

SOUTHLAND TALES, de Richard Kelly
Un adjectif ? Zen
Fan devant l'éternel de l'excellent Donnie Darko, Moby n'a pas eu à réfléchir longtemps avant d'accepter la proposition de Richard Kelly pour composer la bande-son de son dernier monstre cinématographique sur fond d'apocalypse et de réflexion paranoïaque post-11 Septembre. Pour l'anecdote, Moby est né le 11 Septembre et vit à Manhattan. La bande-son répond adéquatement aux inquiétudes du film. Elle est à l'image du résultat à la fois planant et inquiétant, aérien et anxiogène.

CLOVERFIELD, de Matt Reeves
Un adjectif ? Malin
Dans ce block-buster expérimental de 20 millions de dollars, beaucoup de choses surprennent. Ainsi, ce Godzilla venu de nulle part (à moins que la toute dernière image nous explique quelque chose que l'on n'aurait pas compris). Ainsi, cette histoire d'amour dans cet univers devenu apocalyptique en quelques heures. Ainsi, la playlist qui anime la fête organisée pour le départ du personnage principal. Si de fines oreilles auront reconnu quelques standards très tendance (un morceau de Gorillaz, entre autres), on peut également entendre le morceau Disco Lies, de Moby (le premier de son nouvel album). Certains y verront une nouvelle preuve que Cloverfield ressemble plus ou moins à un objet marketé à outrance où le moindre détail, jusque dans la bande-son, a été habilement pensé.











































