
LA SAGA INDIANA JONES : LES RIP-OFF
Tout sur INDIANA JONES ET LE ROYAUME DU CRANE DE CRISTAL - galerie de photos - Le 2008-04-22 10:38:56LES AVENTURIERS DU BOUT DU MONDE
Si tout s'était passé comme originellement prévu, on aurait dû voir dans les Aventuriers de l'Arche perdue, Tom Selleck en Indiana Jones et Jacques Dutronc en Bellocq. Dutronc a préféré aller fumer ses cigares dans sa retraite corse, Selleck enfiler la chemise hawaïenne de Magnum. Un an et demi plus tard, il tente de rattraper le coup en jouant un pilote de biplan à la poursuite de la fille d'un riche industriel en Asie, déclenchant une mini-guerre avec un seigneur de guerre chinois. Les aventuriers du bout du monde sent le rip-off absolu du premier Indiana Jones mais possède son petit charme dû au savoir faire du vétéran Brian G.Hutton (Quand les aigles attaquent) derrière la caméra. Ce n'est pas du Spielberg mais un chouette petit film d'aventures.

ALLAN QUATERMAIN ET LES MINES DU ROI SALOMON
Au milieu des années 80, la Cannon fait son beurre avec des films s'abreuvant de toutes les formules possibles. Pourquoi pas celle d'Indiana Jones ? C'est chose faite en sortant de la naphtaline Allan Quatermain, le personnage de chasseur de trésors crée par H.Rider Haggard dans ses romans cent ans plus tôt. Il suffit d'embaucher une semi-star qui aie de vagues airs burnés mais pas trop -en l'occurrence Richard Chamberlain, alors vénéré par le public télé pour Shogun et les oiseaux se cachent pour mourir, une starlette qui en voulait un peu plus que les autres (Sharon Stone) et un second rôle des Aventuriers de l'arche perdue (John Rhys-Davies) et hop, la Cannon pense tenir une bonne franchise. Au point qu'elle fait tourner en parallèle à ce film, une suite (Allan Quatermain et la cité d'or) par un vieux briscard, Jack Lee Thompson. Lequel a des airs de retraité pépère derrière la caméra d'un diptyque en carton.

LA MOMIE
Début des années 90, Universal s'aperçoit qu'elle dort sur une mine d'or avec les grands classiques du fantastique produits par le studio dans les années 30 (Frankenstein, Le loup-garou, et consorts) quand elle voit les recettes du Dracula de FF Coppola. Ni une, ni deux, il est décidé de relancer ces personnages via une série de remakes. Après le semi-échec du Frankenstein par Kenneth Branagh chez Columbia, Universal rectifie le tir et se lance clairement dans la fabrication d'un blockbuster avec La momie. Plutôt que Joe Dante ou George A. Romero, les commandes sont donc passées à Stephen Sommers qui vient de surprendre avec le succès inattendu d'Un cri dans l'océan, série B aquatique aussi fauchée que fun. Le scénario passe entre de multiples mains, dont celles de John Sayles, avant de trouver un ton s'inspirant beaucoup des serials des années 30 (influence majeure et revendiquée des Indiana Jones). Une sequel, Le retour de la momie, suivra, allant encore plus dans le sens d'un film d'aventures semi-comique.
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