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Tout sur AMERICAN GANGSTER - La Critique - Photos - Le 2008-04-22 06:52:11


Les dossiers mentionnés reviennent sur trois moments spécifiques de la préparation et du tournage du film. Ainsi ces trois séquences reviennent sur le déroulement créatif du réalisateur, un processus toujours en action, en marche, en activité. Le 26 juillet 2006, c'est à une relecture du script avec Ridley Scott, Richie Roberts (le flic du film, le vrai personnage) et Steve Zaillian (le scénariste) que nous sommes conviés. Alors que le tournage est sur le point de commencer, le policier fait quelques observations sur certains détails du scénario, notamment l'interrogatoire qu'il mène sur Frank Lucas, un interrogatoire qui fera tomber près de 150 personnes, depuis les dealers de rue jusqu'aux policiers corrompus. Ridley Scott dépouille donc la séquence finale et fait ses observations sur cette scène principalement structurée autour d'ellipses narratives et de cartons informatifs. Importance des faits réels, concision et précision des informations données aux spectateurs, le développement final du film est ainsi décortiqué pour mettre tout le monde d'accord. Au coeur du processus créatif, nous sommes témoins d'une réunion de travail comme il doit s'en tenir tous les jours lors de la période de pré-production où chaque menu détail est décortiqué pour ne pas faire débat au moment du tournage ou du montage.



Le travail à distance est quotidien, le scénariste intervient par téléphone, les données sont notées puis seront faxées apprend-on. Le réalisateur scrute chaque page de la scène pendant que le policier fait part de ses suggestions. De prime à bord ce type de document, la réunion de travail, n'est pas forcément exploité comme supplément au film en DVD. Pourtant, bien plus que les making of à rallonge et vides de sens, cette réunion montre au sens propre la machine cinématographique au travail. Un travail collectif, minutieux, qui avance à petits pas. Le film n'est pas encore tourné que déjà se profile dans la tête du réalisateur tout un ensemble de scènes qu'il « monte » mentalement. Là se profile la maîtrise de Ridley Scott évoquée dans le making of, une maîtrise qui permet de comprendre combien le film est déjà prêt dans sa tête, comment il est déjà découpé et structuré. Le réalisateur ne laisse aucun détail de côté et la seconde partie de ses dossiers le prouve, le test d'héroïne le 25 juillet 2006. Aux côtés du réalisateur, Peter Gelfman, l'accessoiriste et Scott Dillin, consultant de la police new-yorkaise, font une démonstration d'une scène de test de la pureté de l'héroïne.
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