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CINE : ODE PAVILLONNAIRE

CINE : ODE PAVILLONNAIRE

Tout sur ODE PAVILLONNAIRE - Le 2008-04-29 07:51:59


    Le film débute par une voix off (celle du beau-frère du réalisateur), laquelle nous explique qu'elle n'aime pas la fiction, à l'opposé de son épouse. Débat concis. On comprend alors très vite l'intention de Frédéric Ramade et de son Ode pavillonnaire. Cependant, son film mixe de façon étrange le genre du documentaire à celui de la fiction.

ODE PAVILLONNAIRE
Un documentaire de Frédéric Ramade
Avec Frédéric Ramade, Françoise Ramade, Bénédicte Ramade, Jean-louis Ramade
Durée : 0h50
Date de sortie : 04 juin 2008

ode pavillonnaire

Il se met lui-même en scène, accompagné de sa petite famille, et chacun évoque les qualités ainsi que les défauts de leur demeure (un pavillon, donc). A tel point que l'on ne sait plus vraiment si le réalisateur cherche à en vanter les mérites, ou si, au contraire, il s'en moque réellement. Ainsi, on passe une bonne cinquantaine de minutes à « espionner » cette gentille famille, sans trop savoir où l'on veut nous amener.

Certaines situations sont donc « jouées ». Mais aucun n'est acteur, et cela se sent beaucoup trop. Là où les enfants d'un Être et avoir étaient sincères et touchants (à se demander s'ils avaient conscience de la présence d'une caméra), les adultes d'Ode Pavillonnaire semblent presque gênés, voire mal à l'aise d'être là, et ils se retrouvent parfois un papier à la main, lisant face caméra (ce qui accentue le côté « amateur » du métrage) le texte écrit par leur « metteur en scène ». Ce dernier accouche alors de séquences qui sonnent faux bien souvent, et qui vous donnent envie de décrocher aussitôt.

ode pavillonnaire

Malgré tout, ce docu-fiction ne manque pas de qualités, notamment à travers son langage cinématographique osé, et sa mise en scène magnifiquement soignée. Frédéric Ramade y a mis beaucoup de moyens. Mais là encore, il y en a parfois beaucoup trop. Ainsi, différents mouvements de grues sont trop visibles et nous sortent rapidement du contexte, tout comme cette musique style hard rock en guise de générique d'ouverture sur un simple travelling en voiture au beau milieu des résidences (certainement, donc, en ne dépassant pas les 20 km/heure). Ce décalage récurrent étonne parfois, mais déstabilise bien trop souvent.

Au final, Ode Pavillonanaire apparaît comme un curieux mélange entre la satire sociale et le téléachat de « feu » Laurent Cabrol, sur TF1. L'essai méritait d'être souligné.
Une curiosité...

Gilles Botineau

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