Avec les prochaines sorties, respectivement ciné et DVD, de
Bataille à Seattle et
Dans la vallée d'Elah, la belle
Charlize Theron ne manque pas d'actualité. Quoi de plus normal pour une actrice qui a su prouver toute l'étendue de son talent depuis de nombreuses années maintenant devant la caméra.
2 JOURS A LOS ANGELES : PLUTOT CLASSE
Vous ne connaissez pas la San Fernando Valley ? Le film choral de John Herzfeld fait une visite guidée de ce quartier de Los Angeles - principalement connu pour être le fief principal de la production porno américaine.
2 jours à Los Angeles n'est pourtant pas un portrait d'un Hollywood du cul, plutôt celui d'un gros bordel humain entrecroisant un tueur à gages loser sur les bords, un mauvais réalisateur préférant son chien au reste du monde, un vendeur d'art égotique atteint de calculs rénaux, un dur à cuire de la brigade des moeurs et sa nouvelle recrue et deux femmes ultra jalouses. Soit une galerie de gens peu fréquentables qui s'échauffent pendant deux jours caniculaires. Pas de doutes, on est dans une chronique classique du ciné indépendant américain entre humour noir et compassion pour les personnages. Elle est mieux écrite que réalisée, mais a le manque de bol d'arriver deux ans après l'adoubement de Tarantino, via
Pulp Fiction. Et est donc restée dans son ombre. Dommage,
2 jours à Los Angeles mérite mieux. Ne serait-ce que pour le plaisir lubrique de voir
Teri Hatcher et Theron (remplaçant à la dernière minute une autre comédienne) se lancer dans un corps-à-corps entre harpies assez homérique.
THAT THING YOU DO : PLUS CHARMANT QUE CLASSE
Pour ceux qui en douteraient,
Tom Hanks était tout minot dans les années 60. La part de nostalgie pour son enfance et celle pour la mythologie des dernières années heureuses de l'Amérique sont au coeur de la première réalisation de l'acteur. Soit l'aventure d'un groupe des Wonders, groupe de pop se formant dans le sillon des Beatles. Aucun doute possible, Hanks raconte avec ce film aux airs d'un triple épisode de
Happy days, une dernière quête d'innocence illuminée par un scénario chaleureux et un casting aussi propret que radieux. C'est sur on peut y préférer
American Graffiti ou
Presque célèbres, films plus amples mais la douce sucrerie qu'est
That thing you do n'est vraiment pas négligeable par le plaisir simple et léger qu'elle procure.