
CINE : UN JOUR, PEUT-ETRE
Tout sur UN JOUR, PEUT-ETRE - La Critique - Photos - Le 2008-05-02 05:30:10UN JOUR, PEUT-ETRE
Un film de Adam Brooks
Avec Ryan Reynolds, Rachel Weisz, Abigail Breslin, Elizabeth Banks, Ilsa Fisher, Derek Luke
Durée : 1h50
Date de Sortie : 25 Juin 2008

Publicitaire pour une célèbre marque de céréale, Will est harcelé de questions par sa fille de 10 ans Maya, qui a du mal à comprendre la décision de ses parents de divorcer. Cédant aux inlassables questions, Will décide alors de lui raconter l'histoire de sa rencontre avec sa mère, en changeant les noms des protagonistes, afin que Maya puisse aborder l'histoire de manière objective. Tout commence alors en 1992 tandis que Will, alors idéaliste, est muté au parti démocrate de New York afin d'aider à la campagne présidentielle de Bill Clinton. Une période durant laquelle Will va devoir choisir entre trois histoires d'amour différentes : Emily, son actuelle compagne connue à l'université, conservatrice et amoureuse, Summer, une ancienne amie de celle-ci, romancière et journaliste, et April, une jeune stagiaire new-age, originale et rêveuse. Maya va alors réaliser que la vie n'est pas si simple tout en cherchant à deviner l'identité de sa mère, et poussera son père à affronter ses sentiments.
Utilisant la méthode du flashback alors que l'histoire d'amour est racontée par un père (Ryan Reynolds) au fruit de cet amour, sa petite fille de dix ans Maya (Abigail Breslin, impeccable), le film reprend le concept du mystère amoureux déjà utilisé dans l'excellente comédie télévisuelle How I met Your Mother. On passe ainsi de la simple rencontre à l'enquête émotionnelle tandis que le mystère entoure constamment l'identité de la future mère de Maya. Le réalisateur et scénariste Adam Brooks, déjà auteur des scénarios de divers exercices du genre (Le journal de Bridget Jones, French Kiss) nous emporte ainsi dans une aventure bien moins balisée qu'à l'accoutumée et arrive à proposer de la surprise et du suspense dans un univers où l'on connait généralement la fin de l'histoire avant même d'entrer dans la salle.

Un parti pris salvateur et ingénieux, donc, qui est de plus survolé par un vent de nostalgie certain alors que l'action est située en plein boom des années Clinton. Les décors et les ambiances fleurent bon les années 90 et on retrouve un certain idéalisme alors que le personnage de Will est lui-même motivé par de nobles intentions. Suivant le principe d'un Quand Harry rencontre Sally et autres comédies du même genre, Un Jour, Peut-être éveille ainsi une certaine émotion en suivant l'évolution d'un monde dont les avancées sont pleine de souvenirs. On redécouvre ainsi un monde basculant progressivement dans l'ère du téléphone portable et d'internet, tandis que Will va peu à peu basculer de l'idéologie naïve au corporatisme assumé faute de mieux, mais poussé par une nouvelle génération énergique. Autre parti pris intéressant et qui continue d'inscrire le métrage non pas en marge des canons habituels, mais plutôt dans une logique fraîche et surprenante, indispensable à toute oeuvre désirant surprendre, et donc émouvoir, Adam brooks choisit de faire de son protagoniste principal un homme, là où les Pretty Woman et autres Mariage de mon meilleur ami placent la femme comme seul être capable de réellement s'émouvoir.
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