Amis lecteurs, bonjour! Et bienvenu dans Popcorn Reborn, votre rubrique consacrée aux bons films qui font si peurs aux intellectuels de bas étages, ceux qui sont faits pour être vus entre potes et dans lesquels, finalement, on s'en fout de savoir ce qui fonctionne et ce qui cloche puisque c'est du cinoche et que c'est fait pour faire rêver! Et puisque nous sommes entre amateurs unis par la passion commune de ces bisseries dont nous n'avons pas honte, autant vous l'avouer tout de suite: trop heureux de lire vos réactions plus qu'agréables, je ne pouvais rester les bras croisés et continuer mon planning sans réagir à votre sympathie. C'est pour cette raison que, cette semaine, ce n'est pas
CHUD qui sera traité, comme annoncé la semaine dernière, mais bel et bien
House, le film de maison hanté qui en a fait sursauter plus d'un, mais surtout marrer pas mal d'entre vous! En effet, quelques uns d'entre vous se sont exprimés à propos du dossier de la semaine dernière sur les saloperies poilues que sont les
Critters et ont fait savoir leur désir que l'on reparle un peu de leur film adoré consacré à la maison hantée par les créatures les plus caoutchouteuses de toute l'histoire. Ces quelques lecteurs seront donc récompensés puisque j'ai ressorti ma vhs à la bande toute rayée et me suis replonger dans ce petit film cent pour cent 80's et radicalement fun. Tâche accomplie dans un bonheur incroyable puisque, à condition que l'on accepte le film de Miner comme une bonne déconnade un peu flippante et d'une autre époque, ce popcorn movie n'a finalement pas pris beaucoup de rides! Le genre de film que l'on peut redécouvrir vingt ans après et toujours autant aimer puisqu'il a été fait dans le simple but de faire plaisir et surtout puisqu'il a bercé nos samedis soirs alors que d'autres allaient s'éclater sur des soi-disant tubes comme Partenaires Particuliers par exemple... Bon! Ne soyons pas mauvais: chacun possède ses centres d'intérêts et il est hors de question d'opposer les fêtards pop aux amoureux de vhs qui décoiffent. Enfin, permettez moi de supposer que vous faites partie de la seconde catégorie et que vous comprenez mon désarroi lorsque certains, aujourd'hui, dénigrent de petites merveilles comme
House alors que ces même personnes payent plusieurs fois leur place pour la comédie franco franchouillarde du moment et qu'elles passaient, il y a encore quelques années, leurs soirées de week-end dans des boites de nuit beaufes ou au mieux dans des karaokés pailletés...
Mais revenons au sujet du jour, une véritable grenade envoyée directement de l'au delà par le lieutenant Big Ben et qui nous éclate toujours autant!

S'il y a bien une chose dont doivent se souvenir les heureux élus qui ont vu ce troisième film de
Steve Miner, c'est forcément cette affiche incroyable d'une main, pourrie et décharnée, sonnant à la porte. Comment ne pas accrocher lorsque l'on tient dans les mains une jaquette sur laquelle est représentée une telle séquence? Obligatoirement appartenant au genre fantastique, voir horrifique, ce morceau de barbaque, dont le reste du corps à bizarrement disparu, et qui veut rentrer se réchauffer de la nuit qui tombe prouve d'emblée le second degré et la dérision qui vont régner dans le métrage. Car c'est bel et bien sur le ton de l'humour que va être abordé cette histoire de vieille baraque hantée par des revenants tous plus foireux les uns que les autres et dont l'ambition première est, sans aucun doute, de nous faire marrer plus que de nous terroriser.