
TOP SON : VERTIGES DU FLAMENCO A LA TRANSE
Tout sur VERTIGES DU FLAMENCO A LA TRANSE - Le 2008-05-06 17:03:36
Le film commence par une séquence d'interview de Tony Gatlif, juxtaposée à quelques images brèves du spectacle, des répétitions ou des coulisses. Le fondu son, de l'un à l'autre, passe systématiquement (et parfois un peu sèchement peut-être) par les mélanges d'ambiance (public/extérieur), et en effet, une spatialisation large rappelle qu'on tourne en extérieur. La voix de Gatlif sonne clairement, medium, tout à fait distincte, et les propos servent opportunément à présenter l'esprit flamenco.

4mn25. José Maya entre en scène, sur fond de claquements de doigts et d'encouragements hurlés, comme autant de défis gitans. Le spectacle peut commencer. Mix parfaitement équilibré entre ambiance public (applaudissements dès son entrée en scène, puis bien sûr, à chaque ébouriffant solo), présente sans excès, et musique. Les pistes sont bien panoramiquées, sans exagération inutile. Un cajon appuie au centre la rythmique des palmas, qui claquent aux extrémités droite-gauche, où surgit aussi parfois un cri. Guitares cristallines, plutôt à droite, nombreuses, précises. Chants et danses au centre, avec l'incroyable rythmique des talons. Le rapport entre rythmes et mélodies, solistes et ensemble se révèle idéal.

15mn. La guitare flamenco laisse place à la flûte, à l'oud, au violon. L'Espagne perd ses frontières, et la musique trouve laisse les siennes lorsque Karine Gonzalez commence sa danse soufie, sur la voix de la chanteuse Samir Charifi. Rencontre hispano-orientale. La réverbération n'est pas appuyée, laisse faire la voix seule, pure, sans solliciter l'émotion. Voix (au centre) et contre-chant (violons, flûte, à gauche) se répondent à merveille. Après un superbe solo de flûte, grand moment rythmique (23mn33) avec l'échange de la percussion des talons flamencos de José Maya, des cajons, et des derboukas. Et soudain, mixé très en avant, sur fond d'applaudissements tonitruants, le temps de quelques superbes petites secondes, la respiration haletante de Karine Gonzalez (24mn30), qui achève enfin son infini tournoiement soufi.
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