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CINE : RISE

CINE : RISE

Tout sur RISE - La Critique - Photos - Le 2008-05-07 11:02:36


Difficile de résister à un projet aussi excitant : Lucy Liu en journaliste glaciale qui combat des vampires surexcités dans un film d'horreur présenté partout comme extrêmement dérangeant. Projet qui, en passant, peut déranger les modes avec panache et élégance, s'avancer en terrain inconnu et transformer des audaces au-delà de toute espérance. Oubliez. Au bout de cinq minutes, on déchante. Non seulement il y a tromperie sur la marchandise (mais où sont passés les vampires ?) mais en plus, le pétard est aussi mouillé qu'un Captivity (le fameux chef-d'oeuvre fantastique de Roland Joffé, sorti l'année dernière dans l'anonymat estival, qui soi-disant avait provoqué des malaises lors de différentes projections). Rise fonctionne un peu sur le même principe : il arbore tous les atouts voyants - et en réalité triviaux - pour séduire l'oeil et captiver l'esprit en annonçant des scènes gores à foison et, surtout, des séquences où miss Lucy Liu évoluent dans le plus simple appareil. Or, il lui manque juste l'essentiel. A savoir une croyance en tout ce qui est filmé. Et le problème ici, c'est que l'on n'y croit pas une seconde.

RISE
Un film de Sebastian Gutierrez
Avec Lucy Liu, Michael Chiklis, James d'Arcy, Carla Gugino, Robert Forster, Samaire Armstrong, Anastasia Baranova
Durée : 1h38
Date de sortie : 28 mai 2008

rise lucy liu

Sommairement, Rise raconte l'histoire d'une journaliste qui se réveille transformée en vampire dans une morgue. Elle se lance à la recherche du vampire responsable de son état pour se venger. Avant de revenir à la morgue pour de nouvelles aventures. Souvenons-nous ensemble: Sebastien Gutierrez, c'est le réalisateur d'un enthousiasmant Judas Kiss qui, au bon souvenir, ne manquait pas d'audace encore moins de vigueur. Mais c'est aussi le scénariste de Gothika (exercice de style à peine sauvé par la mise en scène appliquée du père Kasso) et plus récemment de l'épouvantable remake US de The Eye par le duo frenchy Palud-Moreau. Vu qu'il s'agit là de sa seconde réalisation, on aurait pu espérer que Gutierrez se serait contenté de ces travaux bâtards pour rebondir avec un long métrage personnel et inspiré. Que nenni!

rise lucy liu

Premier problème: il est confronté aux limites de son script plutôt débile (à côté, Les prédateurs, de Tony Scott ressemble à une thèse de troisième cycle) qui ne repose que sur une histoire de vengeance extrêmement banale, lestée de rebondissements invraisemblables et de gadgets saugrenus (l'arbalète de l'héroïne, sic). Si bien qu'en comparaison, Underworld passe pour un parangon de sobriété. Entre deux trois idées, on comprend là où Gutierrez veut en venir : prendre avec ostentation le contre-pied des métaphores traditionnelles pour nous présenter un univers plus prosaïque. Dans cette logique, il travaille une atmosphère chiadée en privilégiant un pseudo-réalisme de pacotille aux métamorphoses fantastiques. Bien. Bien mais les bonnes intentions sont inversement proportionnelles aux efforts mis en oeuvre. Non seulement les vampires n'ont pas de dents pointues mais surtout ils ressemblent à des cannibales!

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