
CINE : HOKUTO NO KEN - L'ERE DE RAOH (POUR)
Tout sur HOKUTO NO KEN - L'ERE DE RAOH - La Critique - Photos - Le 2008-05-09 05:59:15HOKUTO NO KEN - L'ERE DE RAOH POUR
Un film de Takahiro Imamura
Durée : 1h35
Date de sortie : 14 Mai 2008

Initialement crée par un Tetsuo Hara qui n'aura de cesse de mettre en scène dans un manga à la violence crue, un monde apocalyptique sans concessions, c'est surtout le souffle épique d'une longue épopée légendaire qui faisait la saveur de l'oeuvre originale. En effet, même si les fans de la première heure furent initialement happés par ce côté graphique ouvertement outrancier, entre visages stoïques, explosions corporelles à tout va et gerbes de viscères en tous genres, ils sont surtout restés pour suivre une saga fantastique décrivant des personnages souvent nobles (Kenshirô le premier), mus par un honneur indéfectible pour leurs idéaux et leurs origines. Contrairement à un City Hunter où le scénario générique passait au second plan pour laisser les vannes et autres délires de Ryô Saeba, c'est donc l'évolution et la quête entreprise par les personnages qui passionne, épopée grandiloquente parsemée de rencontres clés saisissantes, et c'est ce point qui va constituer la grande force de ce nouveau long métrage.
Après une courte introduction saisissante qui a pour mérite d'immédiatement poser les origines de ses protagonistes, le métrage prend donc à coeur de condenser l'oeuvre existante pour la ramener à sa substantifique moelle. La première rencontre du spectateur avec un Kenshirô adulte le décrit ainsi tel qu'on l'a toujours imaginé : un personnage massif et paradoxalement fantomatique traversant des villes dévastées emplies de barbares sans foi ni loi. Force est tout d'abord de constater que porté par le magnifique character design de Shingo Araki (célèbre pour son travail sur les Chevaliers du Zodiaque), Kenshirô n'a jamais été aussi beau, si ce n'est dans les pages jaunies de nos mangas d'antan. Bien évidemment le groupe se fait copieusement ratatiner et prend la fuite et le film enchaîne sans temps mort sur le nerf de la guerre : la mythologie de personnages forts aux points de vus opposés.

Certains protagonistes voient ainsi leurs partitions ramenées à un minimum syndical permettant aux têtes d'affiches que sont Ken, Toki et Raoh de voir leurs histoires mises en valeur. Souther sera ici le premier à voir ses préoccupations romantiques et personnelles réduites à une peau de chagrin (le personnage devenant un dictateur sans foi ni loi) tandis que l'on se concentrera sur la cruauté du monde dépeint (femmes et enfants crèvent à la pelle) et donc sur l'urgence d'une résolution de la situation et de conflits fraternels. Evacués les combats éternels destinés à dépeindre à rallonge un quotidien dont on saisit la teneur en quelques séquences, le long métrage s'articule autour des relations liant les 3 personnages à l'idéal et aux ennemis communs, cependant séparés par des conceptions de résolution du conflit diamétralement opposées. L'entourage de Raoh et ses préoccupations occupent ainsi une bonne partie du film : le personnage est entouré d'une bande de barbares ne valant pas mieux que leurs adversaires tandis que leur chef, perdu entre sa solitude et certains choix douloureux (mais indispensables afin d'asseoir sa position de chef), sera affublé d'une romance issue de ses origines. Ken verra de son côté son aura mythique grandir peu à peu au fil de l'aventure, alors que certains personnages légendaires de la saga (Shû, Soga, Batt et Lynn) l'accompagneront et verront leur personnalité rapidement et clairement définie.

Articulée autour de deux combats absolument dantesques (Ken affronte Shû puis Souther dans deux séquences à l'animation sublime reprenant des images iconiques célèbres), Hokuto no Ken : L'ère de Raoh va ainsi droit au but et se pose non pas comme une simple relecture, mais comme une véritable redécouverte de la saga, vidée de sa graisse narrative superflue pour se concentrer sur une saga épique réduite à l'essentiel. La clarté des enjeux permettra ainsi aux anciens aficionados ayant perdu la licence de vue d'enfin en comprendre les tenants et les aboutissants (et d'avoir également l'assurance via ce projet, de connaître enfin la finalité de la chose) tandis que les novices pourront découvrir la saveur de l'aventure sans être étouffés par une multitude d'intrigues secondaires souvent inutiles. Qui plus est, on retrouve même la fameuse chanson « You Wa Shock » alors qu'un Ken fraîchement rétabli reviendra d'entre les morts lors d'une séquence certes courte, mais non vide d'une indiscutable puissance. Autant dire que malgré des couacs malheureux, entre trip nostalgique et redécouverte limpide, on est tout de même loin de rester sur sa faim.
David Brami
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PREVIEW : HOKUTO NO KEN - L'ERE DE RAOHAlors que les ombres de la guerre atomique planent encore sur le destin funeste ... | ||







PREVIEW : HOKUTO NO KEN - L'ERE DE RAOH



































