
KUNG FU DUNK
Guan Lan ou Kun Lam ou Gong fu guan lan
Un film de Chu Yen Ping
Avec Jay Chou Kit Lun, Wilson Chen Bo Lin, Eric Tsang Chi Wai, Charlene Choi, Cheuk Yin, Ng Man Tat, Jacky Woo, Huang Bo, Liu Keng Hung et Leung Kar Yan
Durée: 1h28
Date de sortie : 25 juin 2008

Chu Yen Ping autrement connu sous le nom de Kevin Chu revient dans nos salles avec Kung Fu Dunk - un film porteur d'intentions nettement plus convaincantes que lors de ses précédentes tentatives. C'est en effet à lui que l'on devait entre autres audaces dispensables, le cultissime Flying Dagger, film qui faisait encore froid dans le dos lorsqu'on le comparait récemment à la trilogie des Histoires de fantômes chinois signée Tsui Hark. Mais revenons-en à notre histoire, elle qui réunit pour une obscure raison en un seul personnage, l'héritier hongkongais de Michael Jordan et Jet Li.
Kung Fu Dunk après une assez belle réception sur le continent asiatique, arrive donc sous nos latitudes, tout en perdant au passage son titre original pour être rebaptisé Shaolin Basket. Ainsi, le film fait encore plus clairement écho au métrage de football halluciné que signa Stephen Chow avant Crazy Kung-Fu. Si d'évidence, cette option est destinée à mieux le vendre, il n'y a pourtant rien de très surprenant à cela puisque figure au casting, en tant que chorégraphe, l'immense et très prisé Tony Ching Siu Tung. Fils du réalisateur des Quatorze amazones sorti l'an dernier par Wildside, ce collaborateur fidèle de Tsui Hark et coréalisateur de Heroic Trio avec Johnnie To n'est nullement un inconnu pour le fan récent de films asiatiques. En effet, s'il signait déjà les chorégraphiques envolées de Shaolin Soccer, on lui doit également les combats et autres prouesses de films qui ont retenu pour de bonnes ou de mauvaises raisons, notre attention : The Warlords, La Cité interdite, Hero ou encore Le secret des poignards volants... Excellant de fait dans le Wu xia pian et les envolées aériennes cadrées au plus prêt, on comprend dès lors pourquoi Kung Fu Dunk à défaut d'être génial, a su impressionner et enchanter les spectateurs de l'autre bout du monde.

Une histoire délirante faite d'exploits visuels dantesques
Adaptant à sa sauce Slam Dunk le mémorable manga de Takehiko Inoue en l'assaisonnant à la sauce martiale, le couple infernal qui en est l'instigateur a en effet su transformer une histoire sportive japonaise traditionnelle en délire visuel extatique où tout le plaisir repose sur le fait d'adhérer aux outrances et excès proposés. Ainsi, le basket n'est plus que sauts intersidéraux, coups bas insensés et corruption généralisée sur fond de médiatisation caricaturale. De fait, à ses côtés, Space Jam ferait presque figure de fiction réaliste et Kobe Bryant d'amateur éclairé de la petite balle orange.
Racontant l'histoire d'un orphelin recueilli par un maître qui en fera un disciple extraordinairement doué pour les arts martiaux, avant d'être utilisé par un Eric Tsang magistral en agent sans scrupule, Kung Fu Dunk renonce d'emblée à tout parti pris réaliste et inscrit la détente absolue qu'il propose entre drame exagérément outré, fiction sportive déjantée nourrie aux coups de pieds circulaires et film d'apprentissage.





































