
D'autre part, Cannes rime souvent avec des oeuvres certes attendues, mais dont une grande partie possède la fâcheuse manie à branler dans le vide, tous les délires mégalomanes et pseudo artistiques d'une foule de réalisateurs d'un jour ne faisant qu'ajouter un peu d'eau en plus au moulin de la masturbation intellectuelle mondiale...
Loin de moi l'idée de ne considérer le festival tant couru uniquement comme un vaste coup promotionnel, sorte de rite tape-à-l'oeil et parfois vain marquant l'année de dix jours pendant lesquels la magie du cinéma semble enfin parvenir à l'ensemble de la planète. Au contraire, certaines tentatives, certains choix de sélections ou de jurys poussent à croire que dans quelques temps nous retrouverons peut être au palmarès des oeuvres que nous considèrerons encore dans une décennie comme d'authentiques chefs d'oeuvres et non pas uniquement comme des films ayant fait baver l'espace de deux semaines puis condamnés au silence éternel faute à un intérêt relativement modeste...
Quoi qu'il en soit et en espérant que ce brave Sean Penn accomplisse son rôle de président avec intelligence, nous ne sommes pas dans la rubrique la plus apte à épiloguer des heures sur le cas de tel ou tel film racontant, ou non, les péripéties absentes que doit affronter un quidam dans le néant qui lui sert de vie, sujet revenant relativement souvent sous divers formes et propice à toutes les suppositions, réflexions et autres étirements cérébraux interminables et inutiles. Vous l'aurez compris, l'évènement qui se déroule ces jours actuels dans la ville méditerranéenne ne fascine pas autant votre serviteur que de savoir que Jan de Bont se colle à la suite de Point Break, ce qui à tendance à le mettre dans une rage folle, crachant à qui veut bien l'entendre que Bodhi a eu sa vague et que Johnny Utah mérite qu'on le laisse se remettre tranquille de ses aventures avec le groupe des présidents...

Mais revenons à notre sujet! Ne pouvant uniquement compter sur la présence de Spielberg et de son Indy IV ou du come-back mérité du décidément incompris JCVD pour rétablir l'égalité entre la puissance intellectuelle et un cinéma peut être un peu plus populaire - quoi que...? - que nous aimons tant, il fallait que ce numéro de Popcorn Reborn frappe fort, très fort! Qu'il broie littéralement toute notion de réflexion, de fond et, dans le cas choisi, même de forme tant l'oeuvre qui va nous être remis en avant est bien inférieure à son premier volet, tout en étant, paradoxalement, nettement supérieur dans certains domaines! Strange isn't? Pas tant que ça! Mais autant le reconnaître d'emblée: en visionnant pour la vingtième fois cette suite des aventures de l'officier Alex Murphy, et ce, avec un plaisir incommensurable (vu la période, je me dois d'employer des mots qui ont l'air littéraires!), je me suis demandé pendant toute sa durée ce que j'allais bien pouvoir vous dire tant le film représente le best of ultime du geek, l'ensemble s'apparentant à une heure et demi uniquement conçues pour faire plaisir aux spectateurs, l'idée de faire un bon film n'ayant apparemment frôlé que l'esprit d'un célèbre scénariste (et dessinateur) qui se fit vite évincer au profit d'une intrigue dont le scénario proposé à l'équipe semble se résumer à la phrase "Robocop 2, ça va déchirer!".
Nous sommes donc en plein festival de Cannes, vous êtes dans votre rubrique Popcorn Reborn, laissez vos neurones au vestiaire car cette semaine voici un film 50% Homme, 50% Machine mais surtout 100% Popcorn!

Que celui qui ne connaît pas le personnage de Robocop se fasse lapider à grands coups de vhs! C'est bien simple, il semble quasiment impossible que le flic réputé pour être plus incorruptible qu'Elliot Ness, plus violent que John McClane et plus rigide que l'inspecteur Harry n'ait pas croisé le regard de la personne, avec tout mon respect, la plus lambda soit-elle et je ne m'avancerai pas trop en vous dévoilant que ma propre grand-mère chérie, adorée, et à l'esprit moral le plus sain soit il, a due au moins voir les deux premières aventures du cyborg protecteur des innocents et ce avec, sans aucun doute, un certain plaisir coupable! Car Robocop est bien plus qu'un personnage, bien plus qu'une simple franchise que l'on pourrait étirer dans tous les sens... Robocop est un mythe, un symbole, une des multiples incarnations éternelles et immuables du cinéma; et ce ne serait pas blasphémer de supposer que Robocop à marqué et changé beaucoup plus de vies que des films auréolés et aux sujets certes beaucoup plus profonds à l'instar de la palme d'or de l'année dernière...
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