Avec la sortie imminente de
Sex and the city, un visage s'impose, celui de
Sarah Jessica Parker, liée pendant six saisons au personnage de Carrie Bradshaw. Le rôle est emblématique dans une carrière pourtant déjà assez longue, puisque Sarah Jessica, née en 1965, a débuté à l'âge de huit ans à la télévision. Du statut délicat d'enfant-star, à cet âge où être mignon suffit, elle a appris son art sur les planches (abordant tous les registres jusqu'à la comédie musicale). Elle dégage un enthousiasme, une nature pétillante et communicative qui s'impose comme une évidence, quelque chose de l'allégresse de Shirley MacLaine, mêlée à une vulnérabilité qui la rend touchante, complexe et sophistiquée comme
Diane Keaton dans
Annie Hall.

Après
Footloose en 1984, elle a d'abord été au cinéma un symbole adolescent dans
Girls just want to have fun, aux côtés de Helen Hunt, où deux jeunes filles voulaient participer à un concours de danse. Mais c'est véritablement au début des années 90, dans les comédies romantiques, que cette New Yorkaise d'adoption est révélée, dans
L.A Story aux côtés de Steve Martin et surtout dans
Lune de miel à Las Vegas d'Andrew Bergman aux côté de
Nicolas Cage. Son personnage est double par la force des choses. Elle est la fille que
Nicolas Cage doit épouser s'il ne veut pas la perdre mais elle est également le portrait craché de la femme disparue de
James Caan, qui veut conquérir ses faveurs. La situation est amusante, Cage et Parker font preuve d'une grande énergie. Le film est véritablement sauvé d'une mise en scène sans âme par l'abattage de son trio principal qui rend plaisante cette situation vaudevillesque assez convenue. Comme dans
L.A Story, Parker brille par son charme, son sens de la comédie, trouvant toujours le bon rythme.
Malgré quelques crochets inattendus et sans lendemain par le film d'action (
Piège en eaux troubles), c'est dans un registre plus léger et fantaisiste que l'actrice se distingue et se fait remarquer, surtout dans
Ed Wood de
Tim Burton, où elle incarne l'épouse malheureuse du cinéaste catastrophique aimant se travestir, puis, dans
Mars Attacks, elle est une présentatrice télé enlevée par les extraterrestres, puis légèrement modifiée (sa tête sur un corps de chien minuscule), amoureuse du scientifique
Pierce Brosnan (qui subit le même genre de manipulation).

Cette carrière très complète en télévision, théâtre et cinéma avait donc établi de solides bases. Cependant
Sarah Jessica Parker, pourtant souvent remarquée, n'avait pas encore rencontré le rôle de sa vie. En 1998, les séries télévisées allaient connaître un bouleversement, une évolution symbolisée -entre autres- par
Sex and the city.