

Le cinéaste, toujours assisté de Mario Puzo au scénario, choisit d'être plus démonstratif, d'adoucir Michael dans la maladie et la vieillesse et de reprendre assez scrupuleusement la structure du premier volet. Le Parrain 3 apparaît d'abord comme une oeuvre référentielle, multipliant les clins d'oeil au passé. Même l'apparition de nouveaux personnages se justifie ainsi, l'amour de Vincent Corleone et sa cousine Mary étant par exemple très directement rapproché de celui de Michael et d'Apollonia. On sent également chez Coppola, la volonté d'achever son oeuvre, comme un opéra, avec cette esthétique classique qui renoue avec des thèmes éternels (le pardon, la rédemption, l'amour impossible, le châtiment).

Le Parrain 3 constitue une oeuvre cohérente, mais en légère rupture de ton avec les autres volets. Cela devient le dénouement de la tragédie d'un homme, pleine d'émotions et de sentiments au grand jour alors qu'ils n'étaient que suggérés auparavant. Ce volet vient parachever une trilogie bouleversante, une véritable tragédie où un homme a tenté sans cesse d'échapper à son destin sans jamais y parvenir (comme tous les héros tragiques).
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