
QU'EST CE QUI FAIT DANSER NOEMIE LVOVSKY ?
Tout sur FAUT QUE CA DANSE - La Critique - Photos - Le 2008-06-14 13:21:56
Mais d'où tu sors ?
Brillante étudiante en Lettres Modernes et Cinéma, elle fait ensuite partie de la première promotion de la Fèmis, nouvelle appelation de l'IDHEC en 1986. En compagnie d'Arnaud Desplechin, avec lequel elle collaborera sur ses premiers films, la jeune femme se tourne immédiatement vers le scénario. Avec l'aide d'Emmanuelle Devos, apprentie comédienne, elle tourne alors deux premiers courts-métrages, Dis-moi oui Dis-moi non et Embrasse moi à la fin des années 1980. Les deux oeuvres, très remarquées dans de nombreux festivals du territoire, commencent à faire connaître Lvovsky dans le milieu et lors de son travail effectué sur La vie des morts, le moyen métrage de Desplechin ainsi que sur La Sentinelle, elle semble définitivement lancée.

Et ton premier long ?
En 1993, Noémie entame la mise en chantier de son premier long-métrage : Oublie-moi. Mettant en scène Valeria Bruni-Tedeschi, Emmanuel Salinger et Emmanuelle Devos dans un portrait de femme tiraillée entre deux hommes, la réalisatrice signe ici une première oeuvre virtuose qui hante encore ceux qui l'ont vu. D'un réalisme aussi violent que subtil, cette oeuvre charnelle filmant au plus près de ses comédiens marque de manière tonitruante les débuts d'une jeune femme cinéaste bien décidée à conquérir le cinéma français. Faisant tourner plusieurs jeunes comédiens en devenir, elle implique immédiatement une patte perso, une touche unique dans la direction d'acteurs à la lisière du surréalisme mais toujours ancrée dans une volonté d'humanité profonde. Sorti en Janvier 1995 en catimini, le film n'a malheureusement pas rencontré son public ce qui a donc un peu plus repoussé l'élaboration d'un second long-métrage.

On continue et on se la fait jeune...
Rares en France sont les films contemporains sur l'adolescence sortant des sentiers battus et évitant les clichés de la comédie lourdingue. Alors que Gus Van Sant a déjà traité du sujet en long en large et en travers, la France semble encore frileuse à évoquer cette période difficile de la vie (Les sous-doués vous dites ?). Après avoir travaillé sur Coeur fantôme avec Philippe Garrel, elle tourne alors pour le compte d'Arte un téléfilm axé sur l'amitié de quatre jeunes filles dans les années 1970 : Petites ! Visiblement frustrée de cette première version, elle tourne en 1999 un prolongement au téléfilm et réalise ainsi son deuxième long-métrage : La vie ne me fait pas peur. Véritable évocation profonde, drôle, cynique et fascinante de l'âge ingrat, Noémie Lvovsky parvient sans fautes ni maladresses à se projeter dans la tête de ces quatre amies. Utilisant des morceaux de vie et son expérience personnelle, Noémie réussit l'exploit de traiter intelligemment de l'adolescence. Par la même occasion, nous découvrons alors deux jeunes talents plutôt prometteurs : Julie-Marie Parmentier et Magali Woch... Remarqué par la critique, La vie ne me fait pas peur fait son petit effet lors de sa sortie en salles et à l'instar du Péril Jeune (déjà une production Arte à la base) devient une petite oeuvre culte sur la jeunesse des années 1970.
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