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I'M NOT THERE : TOP BONUS

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Tout sur I'M NOT THERE - La Critique - Photos - Le 2008-06-17 09:19:59


I'm not there de Todd Haynes est un grand film qui méritait d'être mis en valeur dans une édition DVD digne de ce nom (elle sort le 19 Juin). Ceux qui ne sont pas fans de Bob Dylan (honte à eux), ont pu craindre de ne pas saisir toutes les subtilités de cette oeuvre extrêmement riche et ambitieuse. Le moins que l'on puisse dire est que Todd Haynes rend sa passion communicative dans un commentaire audio particulièrement généreux et plein d'une érudition ébouriffante sur son sujet. C'est bien simple, on partage l'expérience du film avec une méticulosité, une précision, un enthousiasme que l'on ne trouve guère que dans les grandes éditions de références (comme les commentaires de Francis Ford Coppola sur sa trilogie du Parrain). La connaissance du film devient alors intime et on assiste à une grande leçon de cinéma, passionnée et passionnante qui vient parachever une galette techniquement irréprochable.


Le coeur des excellents suppléments de ce DVD (détaillés dans le test) est donc le film commenté par Todd Haynes. On y découvre un cinéaste totalement imprégné de son film qui apparaît plus que jamais comme un labeur d'amour, une déclaration d'admiration définitive pour Bob Dylan. Au milieu des biopics paresseux qui se contentent de raconter la vie d'un illustre personnage par une succession d'anecdotes plus ou moins représentatives, le réalisateur a choisi d'en capturer l'univers, l'essence même, ce qui donne une singularité stylistique et une audace inédite à son portrait.


Il évoque d'abord sa redécouverte de Bob Dylan, avant l'écriture de Loin du Paradis en 2000. Il présenta au chanteur le concept de départ, l'évoquer à travers sept personnages (six au final, le Dylan chaplinesque ayant été abandonné). Contre toute attente, étant donné sa réputation d'homme assez farouche, Dylan lui donna son feu vert. Le film pouvait donc se faire, riche de toutes les références de Haynes. D'entrée, il le place sous le signe de l'ambition, voire même de l'érudition. Il commence par une mort pour évoquer la renaissance perpétuelle du personnage (citant Tarantula, livre écrit par Dylan en 1967). Première révélation, la voix off du début est celle de Kris Kristofferson. Le générique alterne des séquences d'archives montrant le New York des années 60 ainsi que des séquences additionnelles reconstituées à Montréal. L'esthétique liée au six personnages, évoquera à chaque fois une facette différente du cinéma des sixties.


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