
HANCOCK
Un film de Peter Berg
Avec Will Smith, Charlize Theron, Jason Bateman, Daeg Faerch, Valerie Azlynn, Lauren Hill, Hayley Marie Norman, Trieu Tran
Durée : 1h40
Date de sortie : 09 Juillet 2008

Hancock est comme beaucoup de monde : il aime se reposer, les jolies formes, boire un petit coup... Et, comme beaucoup de monde, il n'aime pas qu'on l'énerve, les criminels qui tirent dans tous les sens... En revanche, à la différence du reste de l'Humanité, Hancock possède de nombreux supers-pouvoirs qui font de lui l'égal d'un héros de comic-book, sauf qu'il s'agit ici de la réalité et que ses capacités - utilisées un peu rudement et couplées à son attitude blasée - ont fait de lui la bête noire des citoyens. Un jour, alors qu'il exécute un de ses sauvetages dont il a le secret, il fait la rencontre d'un expert en communication idéaliste qui va se prendre d'affection pour lui et lui propose une expérience : essayer de changer son image auprès de tous et le faire apparaître tel qu'il devrait être perçu. Comme un véritable super-héros, sa nature profonde...

En faisant de son nom le titre même du film, et en apposant sa tête en gros plan sur l'affiche, les gens derrière la création de Hancock nous signifient clairement une chose : oui, le film parlera dans son immense majorité de ce super-héros d'un genre un peu particulier. Le rôle de Will Smith représente ainsi l'intérêt majeur de la péloche, il en est au centre et ne peut donc en aucun cas se permettre une quelconque défaillance. Sans quoi, toute l'entreprise tomberait dans les cours de la Bourse (qu'on ne s'y trompe pas, ce sont bien les bateaux qui "tombent à l'eau" et non les entreprises, même si les bateaux couleraient plutôt dans l'eau mais, là, je m'égare). Incombe donc à l'acteur la lourde tâche de porter le film sur ses épaules, un exercice auquel est déjà quelque peu rôdé Will Smith comme en démontre son récent Je suis une légende, où il partage l'affiche en majorité avec juste un chien et des monstres en CGI. Star du cinéma d'action parfaitement à l'aise dans les rôles plus "exigeants" sur le plan du jeu, à l'humour et au charisme presque criminellement naturels, l'acteur représente donc un choix parfait pour nous rendre sympathique cet anti-super-héros trashouille et constitue une force sans faille sur toute la durée du métrage. Le voir débouler avec ses gros sabots - ayant une forte tendance à ruiner l'asphalte - ou bien picoler en plein vol tout en engueulant des piafs deviennent ainsi autant de petites et nombreuses scènes savoureuses qui ne manquent pas de nous faire garder en permanence le sourire.













































