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CINE : WANTED : CHOISIS TON DESTIN

CINE : WANTED : CHOISIS TON DESTIN

Tout sur WANTED : CHOISIS TON DESTIN - La Critique - Photos - Le 2008-06-20 04:17:23


Un vrai film de sale gosse, blockbuster aussi réussi que jouissif qui prouve qu’un film à gros budget peut être fun et dense sans pour autant se prendre la tête.

David Brami 9
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Citoyen apathique d'une grande ville occidentale, Wesley Gibson mène une vie bien morne entre un travail oppressant, répétitif et sans avenir, une petite amie qui le trompe avec son meilleur pote et des crises d'angoisse chroniques qui le poussent à se droguer de cachets. Mais tout cela change le jour où une certaine Fox entre subitement dans sa vie, lui apprenant que non seulement le père qu'il croyait disparu à sa naissance, était le plus grand assassin de tous les temps, mais qu'il est également mort la nuit précédente. Introduit à une confrérie d'assassins qui se charge de maintenir la stabilité du monde et réveillé à un pouvoir qu'il considérait jusqu'ici comme une tare, Wesley va peu à peu remettre en question tant ses valeurs que sa perception du monde qui l'entoure. Doit-il rester un citoyen rangé et frustré ou rejoindre la confrérie et venger son père ?

WANTED : CHOISIS TON DESTIN
Un film de Timur Bekmambetov
Avec James McAvoy, Angelina Jolie, Morgan Freeman, Terence Stamp, Thomas Kretschmann, Konstentin Khabensky, Common
Durée : 1h50
Date de sortie : 16 juillet 2008

wanted

Objets cinématographiques lourdement cryptiques pour certains, pamphlets outrageusement jouissifs et denses pour d'autres, les précédents Night Watch et Day Watch du réalisateur russe Timur Bekmambetov n'avaient, semble t'il, laissé aucun de leur spectateur indifférent. S'étant en l'espace de deux longs métrages à la mythologie et à la plastique immédiatement identifiables, attiré l'aval d'une communauté de fans hardcores pressés de jeter les yeux sur l'apothéose de cette trilogie adaptée de l'oeuvre de Serguei Loukianenko, le metteur en scène devait cependant passer par la case américaine afin de voir l'aboutissement de son oeuvre, l'annoncé Dusk Watch devant être financé par la Fox. Mais c'est au final sur le script de Wanted, l'adaptation d'un comic book de Mark Millar, scénariste émérite des écuries Marvel (X-Men, Les 4 Fantastiques) et 2000 AD (Judge Dredd), qu'il jeta son dévolu pour faire ses premiers pas à Hollywood.

Dès l'introduction, on constate que le réalisateur n'a rien perdu de sa verve visuelle démesurée tandis qu'un règlement de comptes entre assassins situé sur le toit de l'Empire State Building comprend autant de plans de ralentis, de travelling loufoques, et pour tout dire d'audace filmique (pas toujours justifiée mais toujours réjouissante) qu'une séquence d'action signée Michael Bay. Si ce n'est qu'ici, tout reste limpide et parfaitement compréhensible. Passée cette mise en bouche, on imaginait bien que le premier réalisateur de blockbusters russes apporterait avec lui une certaine perspective et une certaine vision de l'Amérique, et c'est sans doute ce qui a séduit le metteur en scène alors que toute l'introduction du personnage de Wesley sonne comme une fausse redite du Fight Club de David Fincher : vie monotone, goût de celle-ci et ambition proche du néant, vision d'un monde où chacun est considéré comme un citron à presser jusqu'à la tombe, le tout enrobé par un montage audacieux et inventif. Mais on aurait tort de poursuivre la comparaison au delà de cet effet de mode, la mise en scène soulignant de manière plus colorée que critique un propos se voulant finalement plus hilarant que sociologique.

wanted

En effet, loin du réalisateur d'imposer un réquisitoire contre l'Occident ou le mode de vie américain. Tout est plutôt prétexte à s'amuser alors que Wanted se veut avant tout comme un grand huit époustouflant destiné à vous couper le souffle pendant de longues minutes, ce à intervalles réguliers. Wesley est avant tout imposé comme un homme écrasé et étouffé pour que sa condition de crevette sociétale contraste avec son statut d'assassin en devenir, baladé dans un premier temps comme un sac à patates hystérique. Le film ne perdant pas une minute afin de démarrer les festivités, il se retrouve ainsi embarqué dans un tourbillon mortel irréaliste à l'image du spectateur qui devra alors choisir d'accepter l'ébouriffant voyage et prendre un pied magistral, ou de rejeter en bloc la masse d'invraisemblances dont il est témoin. Les lois de la physique sont en effet calquées sur celles des précédents longs métrages de l'auteur et on participe bouche bée à un véritable ballet de balles qui virevoltent, de rats qui explosent et de voitures qui volent en rentrant dans des trains ou en surfant sur des bus, le tout orchestré par des personnages qui ont, en plus de la capacité de torde la trajectoire de projectiles ou de ralentir leur perception d'évènements (bien pratique pour mettre des ralentis partout), celle de se régénérer en l'espace de quelques heures via des bains de cire spéciaux.

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