
La critique internationale a dans l'ensemble adoré le film
Wall-E. Et beaucoup se sont émus que le film d'Andrew Stanton ose débuter par quarante première minutes « entièrement muettes ». D'une nature plutôt diplomate, Andrew Stanton a évité de rappeler que ces séquences « muettes » avaient nécessité des mois de mixage sonore intensif. Créée par le génial sound designer Ben Burtt (révélé en 1977 avec
Star Wars et père adoptif de R2D2) la voix de Wall-E a bénéficié de la plus grande attention, afin que ses émotions soient soulignées le plus finement possible par les bruits électroniques qu'il émet.
Wall-E est, certes, un film très peu « dialogué », mais en aucun cas il n'est un film muet.

Ceci dit, le recours délibéré à un cinéma de la pantomime a obligé Stanton et son équipe d'animateurs à se retourner humblement vers les grands maîtres du passé. Et à défaut d'être un « film muet »,
Wall-E assume pleinement son hommage à la grande époque du Cinéma muet, plus spécifiquement au genre dit du slapstick (de « slap » = frapper et « stick » = bâton) qui fut porté au sommet par des stars telles que
Charlie Chaplin et
Buster Keaton.
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CINE : WALL-E
 On vous l’avait dit, c’était écrit... Wall-E devait être LE film de 2008.... | |