
LE VERDICT
Un film de Sidney Lumet
Avec Charlotte Rampling, Paul Newman, James Mason
Durée : 2h09
Date de sortie : 06 février 1983, reprise le 09 juillet 2008

le verdict
Dans les méandres de la société américaine, il est une profession que tous honnissent, les chausseurs d'ambulance, ces avocats payés à la commission qui s'enrichissent du malheur des autres. Frank Galvin est de ceux là. Membre dévasté de la confrérie des profiteurs et alcoolique notoire, il racole ses clients à la porte des services d'urgence ou plus sûrement encore durant les offices où tous pleurent leurs morts. Sombre destinée pour un homme autrefois brillant qu'un deuil a lui-même meurtri et pour lequel l'avenir sonne plus comme un renoncement sans fin. Jusqu'au jour où sur les conseils d'un de ses rares amis, un couple vient le trouver pour réparer une erreur médicale. La dernière occasion de sa vie, celle de briller et de retrouver le lustre d'une carrière tombée dans l'impasse. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, ce dernier va faire la rencontre d'une belle jeune femme aussi éperdue que vénale...Hélas, comme tout chemin qui mène à une reprise de soi, la trajectoire sera semée d'embûches et l'argent, nerf de la guerre, déflorera les apparences et révèlera aussi bien la moralité d'un Frank Galvin prêt à tout pour se reprendre que celle plus contestable de ceux qui l'attaquent, décidés à tout faire pour défendre une réputation acquise et maintenue dans la tromperie. Quitte à acheter ses proches et à faire pression de manière inacceptable...

le verdict
Un film de Sidney Lumet au scénario moral remarquable
Sur la trame pourtant habituelle du thriller judiciaire sur fond de rédemption personnelle, Sidney Lumet signe un film extrêmement maîtrisé et confirme à l'époque si besoin était, l'immense talent qui est le sien. Faisant suite à trois films réussis, Network, Equus et surtout Le Prince à New York, Le Verdict creuse plus encore le sillon des préoccupations du cinéaste et témoigne d'une habileté sans commune mesure à soigner la forme mais aussi la teneur morale de son propos. Ainsi, Frank Galvin a succombé à ses vices par excès de moralité et c'est justement cette chose enfouie en lui qui va le sauver au moment où ses adversaires feront tout pour d'abord l'acheter puis ensuite le percer à jour avant de tenter de lui nuire. De la même manière, la jeune femme qu'interprète Charlotte Rampling incarne la tentation de la beauté et la vénalité des gens sans scrupules prêts à tout sacrifier pour réussir ou penser le faire. A leur grand tort.
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A l’occasion de la rentrée et en cette fin d’été, Sidney Lumet est à l’ho... | ||











































