toutes les news BRITNEY SPEARS CHEZ TARANTINO !SommaireAPPALOOSA : IL ETAIT UNE FOIS... L'AFFICHE
DOSSIER LES TUEURS DE LA LUNE DE MIEL

DOSSIER LES TUEURS DE LA LUNE DE MIEL

Tout sur LES TUEURS DE LA LUNE DE MIEL - Le 2008-08-07 16:39:58


En fonction des réalisateurs qui étaient chargés de la mettre en scène, l'histoire vraie du couple de tueurs en série Raymond Fernandez et Martha Beck, accusés d'avoir tué plus de vingt femmes sur deux ans, a connu des adaptations cinématographiques très différentes variant du sublime au putassier. Si on peut mettre en exergue celle de Arturo Ripstein qui déformait la réalité pour orchestrer une magistrale leçon de mise en scène, la version proposée par Leonard Kastle, qui ose conserver les prénoms des deux tueurs, demeure la plus célèbre et la plus aboutie de toutes. C'est d'autant plus surprenant qu'il s'agit d'un premier long métrage réalisé par un autodidacte remplaçant au pied levé Martin Scorsese qui réunit des inconnus. A la manière de Gun Crazy (Joseph H. Lewis, 50), les deux tueurs y sont décrits comme des marginaux qui méprisent la loi au nom de l'amour fou. Loin d'être univoque, le résultat déborde du cadre du film noir ou même du thriller - genres dans lesquels on le range trop facilement - pour épouser différentes tonalités allant du vaudeville au drame psychologique en passant par le néo-réalisme. Encore aujourd'hui, on retient sa foisonnante singularité et son romantisme trash. Pour ceux qui ne le connaissent pas, sa ressortie en zone 2 est indispensable.



les tueurs de la lune de miel  - photo 1
les tueurs de la lune de miel

Les tueurs de la lune de miel reste un film très spécial, ne serait-ce que dans sa fabrication. A l'origine, Leonard Kastle, connu comme compositeur d'opéra, s'est juste contenté de broder un scénario pour son ami producteur Warren Steibel en partant de sa fascination pour le fait-divers original. Son obsession devient le réalisme. Chaque matin, il prenait la peine de relever tous les détails du procès des deux tueurs et à partir de là, commençait à rédiger des dialogues explicites. Pour ce faire, il a transposé cette affaire atypique à la fin des années 60 en amplifiant le romantisme (c'est avant tout une histoire d'amour à la Genet où s'opposent la loi et la pulsion) et ainsi sa dimension intemporelle et donc universelle. Au final, il auscultait l'humanité indiscutable chez des tueurs de plus en plus monstrueux qui souffraient de multiples maux (passé tourmenté, absence de reconnaissance sociale, jalousie maladive etc...). Le script enflamme Steibel. Dans un premier temps, il le propose à Martin Scorsese.

les tueurs de la lune de miel  - photo 2
les tueurs de la lune de miel

Au bout d'une semaine de tournage, le réalisateur de Taxi Driver se désolidarise du projet. Motif invoqué? Divergences artistiques. Comme toujours pour sous-entendre que le producteur et le cinéaste ne s'entendent pas du tout. La production confie alors le projet à Donald Volkman qui, au bout de quelques jours, ne s'entend pas non plus avec Steibel. L'objet maudit revient finalement à son scénariste, Leonard Kastle qui... n'a jamais touché une caméra de sa vie. Pour travailler la mise en scène, il n'a pas le temps de prendre des stages et se contente de lire des oeuvres sur l'esthétique du cinéma pour en comprendre les codes, relit des scenarii de Truffaut, Rossellini ou même Antonioni, mise essentiellement sur sa sensibilité d'artiste. Confiant et un peu fou, Steibel qui croit dur comme fer à son apprenti cinéaste lui donne carte blanche. C'est le genre d'occasion qui ne s'offre qu'une fois.

> Lire la suite de l'article

  

[p1] [p2] [p3]

Liens vers les tests DVD
LES TUEURS DE LA LUNE DE MIEL
LES TUEURS DE LA LUNE DE MIEL
vos avis Ajouter un avis
 


Imprimer cet articleEnvoyer cert article à un ami

Notez ce film

note des internautes :
9.1/10
(18 votes)

Les autres films

 
agenda cinema
 
blogs