
LES FRERES PANG : UN DUO HYPERACTIF
Tout sur BANGKOK DANGEROUS - La Critique - Photos - Le 2008-08-28 04:18:59
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La carrière des deux frères, nés en 1965 de parents thaïlandais, mais ayant grandi à Hong-Kong, est placée sous le signe de l'aller-retour entre les deux pays. Très tôt attirés par le monde de l'audiovisuel, ils suivent toutefois des parcours différents, Oxide partant travailler en tant que coloriste dans un laboratoire de Bangkok, tandis que Danny fait ses armes devant un banc de montage hongkongais. Précoces, entreprenants, les deux hommes prennent rapidement leurs responsabilités, le premier en réalisant un thriller avec les moyens du bord, Who is running ?, le deuxième étant propulsé chef monteur sur une grosse production locale, le fameux Storm Riders.
Nous sommes en 1998, et à 33 ans, les deux artistes, qui se sont retrouvés en Thaïlande, signent conjointement leur premier succès, Bangkok Dangerous, un thriller sous la double influence de John Woo et de Wong Kar Wai, mais qui connaît un succès retentissant au niveau local. L'industrie cinématographique thaïlandaise n'a alors pas été boostée par les succès de films comme Bang Rajan et Ong Bak. Mis en lumière par ce premier essai original, énergique et naïf, centré sur un tueur à gages sourd-muet, les frères Pang décident de capitaliser sur leur renommée naissante pour accumuler les projets.

bangkok dangerous pang
Habiles techniciens, influencés par le style branché des productions hongkongaises, les deux frères vont brouiller les pistes en travaillant séparément sur des productions étrangement jumelles : ainsi, le dyptique One take only / Nothing to lose, qui clôt ce qui pourrait être appelé « la trilogie Bangkok », délaisse les oripeaux du film d'action post-Woo, pour plonger le spectateur dans les bas quartiers de la métropole. Déjà, certains critiquent l'esthétisme artificiel de ces bandes montées cut, fourmillant de filtres électriques et reposant sur des structures narratives éclatées. Impossible pourtant de ne pas s'attacher au destin du tourmenté Kong, dans Bangkok Dangerous, ou de la petite frappe fan de techno qu'est Bank, dans One take only. Le style est dans ces petites productions ingénieuses adapté à l'univers dépeint, et même si les trois films n'ont rien de mémorable, ils se distinguent facilement au coeur de la production thaïlandaise.
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