
LE DERNIER SAMARITAIN : POPCORN REBORN
Tout sur LE DERNIER SAMARITAIN - Photos - Le 2008-08-29 09:54:58
LE DERNIER SAMARITAIN de tony scott
En revanche ce qui va tuer, c'est bien ce volet consacré à un film qui en a là où il faut au point de se coltiner une sacré mauvaise réputation : tiré de l'imagination sans fin et démentielle d'un Shane Black survolté, ces aventures sévèrement burnées et ultra provocatrices du détective Joe Hallenbeck vont nous permettre de littéralement se lâcher à l'image de ces dialogues cultes, volontairement vulgaires et provocants. On tentera donc, au travers de cette remise en avant, de subtilement employer la méthode Black dans laquelle un sens peut en cacher un autre et ainsi flanquer l'air de rien quelques coups de boules qui remettront les choses en place. Je me dois donc de vous informer que conformément à la convention « ces lignes ne s'inspirent pas de personnes existantes ou de faits ayant réellement existé et qu'aucun animal n'a été violenté durant la rédaction de ce numéro spécial outrance ». Quoique...? Comme dirait certainement Shane Black, s'il était à mes côtés un verre à la main : pas de pitié pour les chiens ! Alors c'est parti ! Rangez les filles, sortez les flingues et allumez vous une clope car cette semaine Le dernier Samaritain débarque et il n'a pas l'intention d'aller dans le sens de la diplomatie ! Y a pas de doute, vous êtes bien dans votre rubrique Popcorn Reborn !

LE DERNIER SAMARITAIN de tony scott
On pourrait croire, lorsque l'on voit le film tant adulé par votre serviteur, qu'il tient d‘un moment d‘inconscience générale, tant un projet tel que celui-ci, aussi outrancier et n‘hésitant jamais à bafouer toutes les conventions morales, serait pour ainsi dire impossible de nos jours. Quand bien même le projet rassemble sur la même affiche un réalisateur culte en quête d'un peu de liberté, un acteur tout juste révélé à la conquête de son public permanent et un scénariste au top de sa forme, les mots qui construisent de page en page l'intrigue sont d'une telle virulence et dans un tel excès qu'il aurait sans doute fallu être une véritable tête brûlée pour se lancer dans une production pareille. Pourtant, c'est ce brave Joel Silver qui va prendre de gros risques en décidant de se porter caution pour les trois trublions qui n'ont absolument pas peur de ce que peut représenter un tel débordement dans leurs carrières respectives. A cette époque, Shane Black est un habitué des soirées arrosées et mondaines du tout Hollywood puisqu'il a derrière lui une franchise qui lui a offert une sorte d'aura mystique : fort du succès mondial de ses deux premiers volets de l'Arme Fatale dirigés par ce bon Richard Donner et ayant entre temps signé le script vaguement autobiographique de The Monster Squad (cf: PR n°7), ce brave Black est sollicité de tous bords pour rédiger un nouveau texte reposant sur les mêmes fondements que les buddy movies dont tout le monde raffole et dont il a été proclamé pape. Nostalgique d'une certaine époque, toujours gentiment troublé par le fait qu'Hollywood n'est plus aussi glamour qu'il y a quelques dizaines d'années quand il en rêvait gamin dans sa banlieue de Pittsburgh, il se lance dans un scénario/constat qui aura finalement pour conséquence de définitivement scinder le cinéma d'action, définissant celui des années 80 et annonçant celui des 90's. Nous sommes au beau milieu de cette année 1990 et Black va reprendre le modèle qu'il avait sacralisé avec son duo Riggs/Murtaugh pour lui offrir une sorte de réponse censée clôturer le genre dans lequel on tente de l'enfermer.
































