
A l'occasion de la sortie de
Mamma Mia ! le 10 septembre, bien des souvenirs surgissent, de ces moments enchanteurs en forme de comédies musicales qui transfigurent la réalité et font jouer à plein la magie du cinéma. Car il s'agit bien de cela. Quand on y songe, ce genre touche à quelque chose d'essentiel au septième art: la musique. Dès l'apparition du son, des chansons apparaissent dans les films. Le premier grand succès du parlant fut
Le Chanteur de jazz (the jazz singer) qui fit une forte impression aux spectateurs de 1927. Mais même auparavant, au temps des pionniers du muet, les salles de cinéma étaient équipées de piano et parfois un chanteur était dissimulé pour accompagner l'action.

MAMMA MIA ! de phyllida lloyd
Lorsque l'on dit « comédie musicale », on songe immédiatement aux lumières de Broadway, ces néons géants qui s'étalent majestueusement sur Time Square où se déploient des titres évocateurs.
Chicago...
Hairspray...
Cabaret...
Mamma mia !. Ces oeuvres sont le symbole de la ville qui ne dort jamais, de ses théâtres qui semblent toujours bondés, de ses spectacles incroyables. Ce sont des divertissements parfaits et réglés au cordeau, sans temps morts, des numéros de danse étourdissants où viennent s'intercaler des moments de comédie et d'irrésistibles chansons qui s'imposent dans votre tête avec une efficacité diabolique. On est quelque part entre l'opéra, le théâtre, le ballet, le cabaret. Cette énergie, cette débauche de moyens et cette dimension d'« entertainment » absolu ne pouvaient qu'intéresser le septième art, tant tout cela ressemble à une recette imparable pour obtenir succès et ovations.

MAMMA MIA ! de phyllida lloyd
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CINE : MAMMA MIA!
 Sur le point de convoler avec un bel apollon déniché sur son île grecque, la blo... | |