
ASIA CONNECTION : FLASH-BACK SUR TOUCH OF ZEN
Tout sur TOUCH OF ZEN - Photos - Le 2008-09-05 17:22:55TOUCH OF ZEN
(Hsia Nu)
Un film de King Hu
Avec Hsu Feng, Shih Chun, Pai Ying, Roy Chiao, Tien Peng
Année : 1969-1971
Pays: Hong-Kong/ Taiwan
Durée : 180 min

TOUCH OF ZEN de king hu
Touch of zen est l'un des films référence du genre wu xia pian (films de sabre chinois), King Hu est surtout connu en Occident aujourd'hui pour l'un de ses autres chefs d'oeuvres, L'hirondelle d'or (Come drink with me, 1965) tourné aux studios Shaw Brothers. A cause de divergences artistiques profondes, King Hu a quitté dès l'année suivante le célèbre studio pour tourner à Taiwan Dragon gate inn puis Touch of zen, dont le tournage s'étale sur plus de deux ans. Ce dernier sera par ailleurs sélectionné officiellement au Festival de Cannes 1975 où il remportera le Prix de la Commission Supérieure Technique. C'est l'une des forces du cinéaste, son perfectionnisme et sa grande connaissance des arts traditionnels chinois le conduisent à réaliser des épopées classiques d'une grande beauté formelle et d'une audace technique sans précédent dans les films d'arts martiaux de l'époque. Loin de la frénésie et de la course à la rentabilisation des studios Shaw Brothers, King Hu peut ici s'offrir le temps de la mise en scène, une grande partie du film étant filmé dans de somptueux décors naturels. Ainsi la séquence de combat dans la forêt de bambous, figure incontournable du wu xia pian, prend ici une ampleur jamais atteinte, une ampleur à laquelle Ang Lee et Zhang Yimou rendront hommage dans des films tels que Tigre et dragon ou Le secret des poignards volants.

TOUCH OF ZEN de king hu
De même la structure du récit ne cherche pas la simplification. L'histoire, entrevue à travers les yeux de Sheng le lettré, respecte sa découverte a posteriori des évènements qui ont conduit à la fuite de Yang Hui-chen et de ses deux généraux. Les scènes de combat, si elles sont assez nombreuses, ne constituent pas pour autant le coeur du film, King Hu développant ses personnages avec lenteur et précision. La contemplation se mêle adroitement avec la fulgurance des scènes de combats, des scènes qui magnifient la grâce et la légèreté des combattants rompus aux arts martiaux ancestraux. Les chorégraphies aériennes démontrent là encore toute la puissance d'évocation de l'imaginaire chinois, le film étant une adaptation de l'un des fleurons de la littérature classique, Les Contes Extraordinaires du Pavillon du Loisir. Cette oeuvre, King Hu cherchait depuis quelques années déjà à l'adapter au cinéma, depuis l'époque où il était lui-même scénariste au début des années soixante.
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