

HUDSON HAWK de michael lehmann
Là où certains ont l'air d'avoir définitivement passé la main comme notre ami Écureuil rouge qui ne se joint plus à nous -et ce à notre plus grand malheur-, d'autres semblent irrécupérables comme cet incroyable Bobby Joe qui répète les dialogues tout seul dans sa chambre capitonnée ou encore ce bon KeeWee qui, lui, crie au complot contre les films d'action organisé par les frangins à qui l'on doit la trilogie Matrix ! Une seule maman ne nous a pas écrit pour se plaindre : celle du compère Tiamat puisque son fiston n'a jamais autant travaillé de sa vie ! Il se dit dans le milieu qu'il se serait mis en tête d'acheter toute la filmographie de Steven Seagal... Scary, isn't it? Quoi qu'il en soit, on ne va pas s'arrêter en si bon chemin et on embraye cette semaine sur le film qui vous fallait pour décompresser de cet éprouvant retour au turbin. Étant donné que certains ont choisi la voix légale pour renflouer leur dvdthèque, la bande choisie pour ce week-end est d'une légitimité implacable puisqu'elle vous démontrera que le crime ne paie pas... De quoi avoir les boules, n'est-ce pas ? Et qu'est-ce qu'on dit dans ces cas là ? « Bunny ! Ball-ball !» La chèvre se permettra donc de préciser à Halu que la citation étant en langue anglophone, son humble serviteur aura été en incapacité de la traduire... Oups ! Je m'étais juré de ne pas riposter aux attaques bidons et gratuites de certains lecteurs ! C'est mesquin ! Enfin une chose est certaine c'est que vous êtes bien dans votre rubrique Popcorn Reborn et que cette semaine même les bilingues sont les bienvenus !

HUDSON HAWK de michael lehmann
Aujourd'hui c'est donc very hot (très chaud !) puisque ce n'est pas n'importe quel film que nous allons partager. Cas exceptionnel, Hudson Hawk, dont le sous-titre est « Gentleman & cambrioleur », possède aucune des casquettes attendues par la petite équipe qui le défendit coeurs et âmes. Pensant que le métrage serait un honnête succès, ils seront bien vite confrontés à un bide retentissant ! Pas un triomphe mais pas un échec non plus ! « Mais où veut-il en venir ?» se demandent quelques uns qui trouvent ma verve un peu trop faconde... Et bien, si le film se vautrera colossalement lors de sa sortie mondiale de mai à septembre 91, un étrange phénomène se fera connaître : oui, lecteur aux yeux écarquillés, nous avons bien affaire à un... martyr ! Excusez-moi, LeVern me fait de la télépathie et tente de pirater notre rubrique ! Non, nous avons bien affaire à un véritable film culte ! Incroyable, phénoménal, exceptionnel, un miracle ! C'est ce que crient Joel Silver et Robert Kraft le jour où ils constatent, quelques années après le naufrage et avec un certain étonnement, que les ventes de VHS puis de DVD ont non seulement rentabilisé les quelques 65 millions de dollars investis mais ont surtout fait de sérieux bénéfices ! Improbable pour un projet qui était démonté par les critiques bien avant que le film ne soit en pré production et qui pourtant allait être fait quoiqu'il en coûte puisque provenant des entrailles mêmes de ce bon Bruce Willis et de ses amis et ce depuis plus de dix ans. Accrochez-vous au convecteur temporel les petits gars car nous allons nous faire un petit voyage dans cette belle et triste fin des années 70 pour dénicher les premières poussières sur lesquelles fut bâti ce chef d'oeuvre.
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