
A partir de la fin des années 80 jusqu'à aujourd'hui,
Meryl Streep a acquis un statut exceptionnel. A l'instar de grandes figures de l'actor's studio (comme son ami
Robert De Niro), elle s'est imposée comme une référence qui n'a déjà plus rien à prouver. Elle a donc pu se permettre bien des audaces.

out of africa
Juste après
Out of Africa, on sent une évolution dans les choix de l'actrice, une volonté de s'écarter d'un registre classique, de ces personnages graves et tragiques auxquels on commençait à l'associer de manière un peu trop régulière. Il ne faut pas oublier ce qui la distingue depuis ses tous débuts: sa capacité à épouser totalement la nature de ses rôles, à changer d'aspect. On sent qu'au cinéma, elle peut dès 1986 se permettre cette liberté, surprenant sans cesse et prenant à contre-pied son image de belle femme romantique et éthérée, s'en moquant même à l'occasion.

out of africa
On en sentait les prémices auparavant dès
Manhattan, puis dans
le Mystère Silkwood. Elle retrouve d'ailleurs
Mike Nichols pour
la Brûlure, pour une première collaboration avec
Jack Nicholson. Quand ces deux grands acteurs se rencontrent, on peut s'attendre à un événement. Le sujet est plutôt sympathique (s'inspirant du mariage raté de Nora Ephron avec le célèbre journaliste Carl Bernstein, qui révéla le scandale du Watergate). Cependant comme pour
Falling in Love où elle était amoureuse de
Robert De Niro, cette première rencontre avec Nicholson demeure le seul intérêt d'un film au ton classique, pas déplaisant mais loin d'être extraordinaire.
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