
CINE : MIRACLE A SANTA ANNA
Tout sur MIRACLE A SANTA ANNA - La Critique - Photos - Le 2008-09-11 05:16:19
Vincent Martini 2
MIRACLE A SANTA ANNA
Un film de Spike Lee
Avec Derek Luke, Michael Ealy, Laz Alonso, Omar Benson Miller, Pierfrancesco Favino
Durée : 2h36
Date de sortie : 22 octobre 2008

MIRACLE A SANTA ANNA de spike lee
New York, années 80. Hector Negron, un employé de banque noir abat sans raison apparente un immigré italien venu acheter des timbres. Un jeune journaliste, Tim Boyle, est autorisé à rencontrer le tueur avant son procès. Celui-ci s'avère posséder une tête de statue dérobée en 1944 dans l'Italie occupée par les Allemands. Hector était membre des « Buffalo Soldiers », premier bataillon entièrement constitué d'hommes de couleur, ayant débarqué notamment en Toscane cet été là, près d'un village martyr nommé Santa Anna...
La révélation finale d'Inside Man - l'homme de l'intérieur, qui remuait en tous sens l'Histoire honteuse de la Seconde Guerre Mondiale, sonnait donc comme un présage dans la carrière du réalisateur de Do the right thing. Infatigable (et intraitable) défenseur de la cause noire, Spike Lee se devait de rappeler au bon souvenir des Américains l'existence des fameux « Buffalo Soldiers » créés par Roosevelt, et d'en tirer un film de guerre qui porterait sa patte. Sa biographie de Michael Jordan attendra. L'heure est à l'appel aux armes, pour un projet que le cinéaste avait en tête de concrétiser depuis au moins cinq ans.

MIRACLE A SANTA ANNA de spike lee
Vu de France, le nouveau film de Spike Lee apparaît presque comme une redondance. Mettre en lumière le rôle joué par les minorités lors du Débarquement des Alliés en Europe, Indigènes l'a déjà fait. S'il ne parle pas de colonialisme, mais plutôt d'intégration et de respect, et ne constitue en rien une oeuvre militante dans son ensemble, Miracle à Santa Anna, par de nombreux aspects, rappelle le film de Rachid Bouchareb, qui lui-même marchait sur les traces du monument Ryan : histoire centrée sur un petit bataillon représentant une nation dans toute sa diversité , scène forte inaugurale où le courage de chacun est testé, rencontre avec les populations civiles, et, fatalement, le sacrifice final dans une bataille rangée à 1 contre 100. En cela, le film ne surprend guère et on peut même dire qu'il se sert de ces conventions pour raconter tout autre chose.
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