

RIO BRAVO de howard hawks
Rio Bravo fait partie de ces très grands films qui, l'air de rien, ont su renouveler le genre dans lequel ils évoluaient sans pour autant l'étouffer de l'importance de leurs existences. A la fois complètement respectueux du genre dans lequel il tente de prendre racine et qui fut mis en exergue par des cinéastes incommensurables tels que John Ford ou Raoul Walsh, le film va pourtant totalement s'affranchir du classicisme de ces derniers pour mieux proposer une alternative plus moderne. Son réalisateur, Howard Hawks -déjà mythique pour ses travaux que sont Scarface en 1932, L'impossible Monsieur Bébé en 1938 ou encore Le Port de l'Angoisse en 1944- s'était pourtant déjà aventuré dans le sillon.

RIO BRAVO de howard hawks
Quelques années après son Le Grand Sommeil avec Bogart, Hawks avait mis en scène La Rivière rouge dans lequel il rencontrait pour la première fois la figure mythique et éternelle John Wayne et offrait son premier rôle à Montgomery Clift. Si le réalisateur ne réitérera pas dans le genre aussitôt, c'est entre autres à cause des histoires qui circulent autour de son film (conflit avec l'auteur du roman original, accusations de plagiat...). Cependant il y reviendra après quelques autres oeuvres appuyant sa réputation d'artiste hétéroclite : du musical Si bémol et Fa dièse en 1949 à sa collaboration avec Christian Niby pour le science-fictionnel La chose d'un autre monde en 1951... L'année d'après, il revient pourtant en proposant La Captive aux yeux clairs avec le grand Kirk Douglas. Malgré tout, dans ces deux films Hawks se différencie pour le peu en célébrant plus la nature et la conquête de l'ouest sauvage que l'aventure pleine de duels au soleil. Développant une mise en scène avantageant l'immensité des espaces, il ne se lancera pourtant que quelques métrages plus loin dans la réalisation de Rio Bravo.
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