
CINE : BURN AFTER READING, LE NOUVEAU FILM DES FRERES COEN
Tout sur BURN AFTER READING - La Critique - Photos - Le 2008-12-08 09:22:37
Romain Le Vern 5
BURN AFTER READING
Un film de Joel Coen, Ethan Coen
Avec George Clooney, Brad Pitt, Frances McDormand, John Malkovich, Tilda Swinton, J.K. Simmons, Richard Jenkins
Date de sortie : 10 Décembre 2008

BURN AFTER READING de joel coen, ethan coen
Dans Burn after reading - dont le titre fait référence au roman de l'ancien directeur de la CIA, Stansfield Turner -, un agent (John Malkovich) est viré sous prétexte qu'il use un peu trop de la bouteille. Vindicatif, ce personnage écrit alors ses mémoires sur son ordinateur dans le but de faire la peau à tout ceux qui ont juré sa perte. Il fait une copie sur un disque, volé par sa femme (Tilda Swinton) qui préfère passer du bon temps en compagnie de son amant, un agent de la CIA érotomane (George Clooney). Par inadvertance, elle oublie ce disque dans son club de gym favori. Un employé de la salle (Brad Pitt) le trouve ; et, conscient d'avoir trouvé quelque chose de compromettant, décide de faire chanter son propriétaire. Ce crétin en parle à la responsable du club (Frances McDormand) qui flaire le bon coup et pense que cette découverte va lui permettre de payer les opérations de chirurgie esthétique. La scène qui introduit cette histoire à la fois noire et loufoque paraît absurde. Mais, d'emblée, le film avertit qu'il ne va carburer qu'à l'absurdité en présentant isolément des personnages cupides qui, par intérêt personnel, vont tous être amenés à se croiser (souvent pour le pire) et à se détruire.

BURN AFTER READING de joel coen, ethan coen
C'est un peu le même principe dans tous les films des frères Coen. En mélangeant l'anecdotique et l'essentiel, ils utilisent une légèreté espiègle de surface pour confronter deux mondes distincts : la CIA et un club de gym plouc. Dans Burn after reading, qu'ils ont écrit eux-mêmes, cette mécanique du choc des cultures fonctionne à double tranchant : ça reste efficace, parce que les dialogues sont suffisamment percutants pour retenir l'attention, mais également convenu, parce que ça ne propose rien d'inédit. Certains procédés comme la manière dont ils jouent sur la répétition des gags, l'insistance sur les détails ou les cadres tirés au cordeau paraissent presque usés. Le style se mord parfois la queue, alimenté par la simple reconnaissance de ses propres références et donc de sa signature. Certaines séquences tombent dans l'autocitation : on pense beaucoup à Fargo dans la caractérisation des personnages et Intolérable Cruauté pour le registre de la comédie conjugale et plus généralement les accents de screwball comedy. Mais on retient surtout un coup de théâtre réunissant George Clooney et Brad Pitt.














































