
"Quand le Golem d'acier se retourne contre ses créateurs".
Terminator 2 est l'une des démonstrations filmiques les plus nettes de cette angoisse très humaine de se voir éliminer par ses propres outils technologiques. L'homme, création divine, se plaît à renouveler l'acte de création en donnant une vie artificielle à des créatures qui ne sont ni de chair, ni de sang, mais de fer ou d'acier. Et comme ce geste qui s'apparente à un acte d'usurpation de la puissance créatrice, il va de soi qu'il doit être puni par la prise de pouvoir de ces machines, une fois celles-ci mises en fonctionnement (référence biblique qu'on retrouve dans le segment animé "
La Seconde renaissance" d'
Animatrix, avec la pomme du péché originel dans la main d'une machine).

TERMINATOR 2 : LE JUGEMENT DERNIER de james cameron
Matrix,
Wargames,
Blade Runner,
Maximum Overdrive,
Battlestar Galactica,
Runaway,
Gunlock,
I, robot,
Transformers (on ne rigole pas !) du jeu vidéo au cinéma en passant par la littérature (Asimov et ses "trois lois de la robotique", K. Dick), beaucoup d'oeuvres de qualité variable traiteront de ce sujet... A noter que la culture asiatique aborde ce sujet d'une manière assez différente par rapport à la nôtre, à savoir que la machine n'est pas systématiquement montrée comme un danger pour l'homme, surtout chez un artiste comme
Mamoru Oshii (
Ghost in the shell) qui pousse la réflexion beaucoup plus loin que bon nombre de réalisateurs occidentaux, pour un résultat bien moins manichéen. Gageons que
James Cameron, en bon fan de japanimation, saura se souvenir de cette approche plus réflexive et philosophique dans son
Avatar à venir...
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