

DOUBLE DETENTE de walter hill
Il est évident que des réflexions telles que celles-ci ne peuvent provenir que d'un esprit sain dans un corps sain, n'est-ce pas ? Cependant, je suis obligé de m'incliner pour certaines découvertes : il est surprenant de remarquer que le pseudonyme de Julius Cobretti n'aura tenu que quelques heures -le plus fort, c'est Sly !- et, cher Foux, il m'arrive en effet -très souvent- d'être pris d'une euphorie démentielle lors de la conception d'un numéro de la rubrique et les rires nerveux mélangés aux spasmes musculaires en sont les principaux symptômes ! Cela ne m'empêche pourtant pas de vous pondre chaque semaine un petit délire qui, en fonction de l'exaltation, arrive à l'heure ou pas ! Toutes mes excuses à ceux et celles qui sont déçus, certains vendredis, en découvrant qu'il faudra encore attendre quelques heures... En signe d'expiation, ce numéro, mis sous l'étoile rouge du rassemblement intercommunautaire, vous est entièrement dédié ! Et pour ceux qui sont pas contents, c'est direct le goulag ! Alors mettez la vodka au frais, faites chauffer les blinis et lancez le vinyle d'O-Zone parce que cette semaine, on va tout faire pour prouver aux détracteurs que Double Détente est un bon film et ça, même les frères Bogdanoff n'y croiront pas ! Y a pas de doute, vous êtes bien dans votre rubrique Popcorn Reborn !

DOUBLE DETENTE de walter hill
Et bien dites donc ! Passer de 48 Heures à Double Détente, on a déjà fait plus facile ! Car si les deux possèdent la propriété de faire partie du même sous-genre, le premier étant le pionnier du buddy movie et le second en étant l'un de ses représentants les plus mythiques, les qualités des deux films sont tellement opposées qu'il va être dur de faire le lien. La semaine dernière nous avions donc parcouru la carrière de tonton Hill en signalant que l'ensemble de ses films s'apparentait à des westerns, le réalisateur étant fou des oeuvres de Ford, Hawks, Peckinpah et tant d'autres. Pour ce numéro, nous allons nous pencher sur un axe nouveau qui pourra rendre un peu plus attractif pour certains le métrage choisi. Walter Hill, sous ses petits airs de films d'action burnés (et non testostéronés, observez la nuance !), est surtout un type qui en a là où il faut. Cette tendance à ouvrir sa gueule et à balancer ici et là ce qu'il pense, il l'acquiert dès ses plus jeunes années dans le milieu puisque c'est en fréquentant des personnes telles que Sam le Terrible qu'il se dit qu'un film peut aussi servir à balancer ici et là quelques trucs bons à dire... Et ce ne sont pas ses collaborations avec des types comme l'écorché Nick Nolte, le général John Milius ou le tendancieux Bill Paxton qui vont arranger les choses. L'ouvrant toujours un peu plus sans pour autant se griller totalement, l'échec des quelques films qui suivirent le succès de 48 Heures lui fera boire la tasse (« rouge figurant dans leur 732ème plan... ») et il se verra même légèrement mis de côté par des gars comme Silver. En effet, Les Rues de Feu, premier volet d'une trilogie consacrée au personnage interprété par Michael Paré, s'étant gentiment ramassé au box-office malgré quelques très beaux moments, Silver propose au réalisateur rebelle de se rattraper en faisant le yes man le temps d'un film dont les vedettes seront Richard Pryor et John Candy. Puisque l'on évoque ce dernier, rappelons qu'il apparaissait dans des films cultes tels que 1941 de Spielberg (1979), The Blues Brothers de Landis (1980), Spaceballs de Brooks (1987) ou encore Maman, j'ai raté l'avion (1990) avant de s'éteindre en mars 1994.
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