
Kevin Dutot 4
CLIENTE
Un film de Josiane Balasko
Avec Nathalie baye, Eric Caravaca, Isabelle Carré, Josiane Balasko, George Aguilar, Catherine Hiegel
Durée : 1h45
Date de sortie : 1er Octobre 2008

CLIENTE de josiane balasko
L'histoire se concentre sur Judith, productrice et présentatrice d'une émission de téléachat. Divorcée, la cinquantaine fraîchement dépassée, elle vit seule, ou presque. Sa soeur Irène loge dans l'appartement voisin et travaille à ses côtés. Celle-ci, diamétralement opposée à Judith, continue de croire au grand Amour. Principale confidente, elle est par ailleurs la seule à connaître le secret de sa soeur. Si Judith est aujourd'hui une femme équilibrée, elle s'offre, pour cela, les services sexuels de jeunes gens, choisis régulièrement sur des sites d'escort, diffusés par le biais d'internet. De cette façon, elle rencontre un certain Patrick, et tombe rapidement sous son charme, au point de vouloir le revoir, encore et encore. Mais ce dernier s'appelle en réalité Marco et il est marié. Par amour pour sa femme, Fanny, il a choisi de se prostituer, afin d'arrondir les fins de mois et payer les traites du salon de coiffure dirigé par son épouse...

CLIENTE de josiane balasko
Ce qu'il y a d'extraordinaire avec Josiane Balasko réalisatrice, c'est que nous ne savons jamais à quoi nous attendre. Chaque film est une nouveauté : elle nous a ainsi proposé une comédie sociale avec Sac de noeuds, une comédie fantastique avec Ma vie est un enfer, ou bien encore une comédie de boulevard avec Un grand cri d'amour... Proche de son Gazon Maudit sorti en 1995, Cliente est un mélange réussi entre humour et émotion, violence et tendresse. Le plus incroyable réside dans la force de son sujet, la cinéaste ayant fait le choix de nous raconter une histoire d'amour sur fond de prostitution, pour un résultat parfaitement maîtrisé de bout en bout. Jusqu'à présent, nous pensions qu'il fallait s'appeler Bertrand Blier pour réussir un tel coup de maître... Si l'on avait une image de la prostitution essentiellement masculine, à l'instar de l'homosexualité, Balasko nous prouve une fois de plus le contraire et sort délibérément des sentiers battus. Bien loin des comédies romantiques habituelles et tristement convenues, la cinéaste nous offre ici une vision beaucoup plus pessimiste de l'Amour, donnant au film une portée incroyablement réaliste. En outre, et fort heureusement, quelques notes d'espoir viennent s'ajouter aux différentes intrigues, particulièrement au personnage d'Irène, résumant ainsi l'existence de tout un chacun. Belle, triste... La vie est tout ça à la fois.
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