
DEADGIRL
Un film de Marcel Sarmiento, Gadi Harel
Avec Shiloh Fernandez, Noah Segan, Michael Bowen, Candice Accola, Andrew DiPalma, Eric Podnar
Durée : 1h41
Date de sortie : Inconnue

DEADGIRL de marcel sarmiento, gadi harel
Deux lycéens moyens et glabres, tourmentés par leur libido, tombent en pamoison devant toutes les virgin suicide du lycée et attendent avec impatience leur «première fois». Un jour, sur le chemin du retour, ils discutent ensemble des filles du lycée, les divisent en deux catégories (les thons et les bombasses) et, au détour de leur conversation hautement spirituelle, s'égarent dans une bâtisse abandonnée. Comme les adultes qu'ils ne veulent pas devenir et les punks qu'ils s'imaginent être, ils dégradent les lieux en cassant tout ou alors en taguant sur quelques vestiges, se font poursuivre par un clebs hargneux, prennent la fuite et se réfugient dans une pièce glauque, pas éclairée. Là-bas, ils découvrent une femme morte (ou presque), enchaînée à une table, enveloppée dans du plastique. Les deux étudiants de 16 piges n'en reviennent pas, s'interrogent, titillés qu'ils sont par la transgression ultime. Et si c'était l'opportunité rêvée pour perdre sa virginité et accessoirement tout perdre (l'amitié, le sens des valeurs, les restes d'humanité) ?

DEADGIRL de marcel sarmiento, gadi harel
Avant la présentation de Deadgirl, Marcel Sarmiento et Gadi Harel tiennent des affiches du film dans les mains et les balancent en pâture à une salle bondée. Avec leur coolitude innée, ils préviennent malgré tout les brebis égarées qu'il ne faut pas se fier aux apparences, que ce n'est pas tellement un film d'horreur et donc qu'il faut faire abstraction de tout ce que l'on a pu dire sur le film jusqu'à présent (ils sont conscients du buzz qui les accompagne pour l'avoir eux-mêmes fabriqué). C'est valable pour le titre trompeur, étant donné que la femme du film n'est pas « morte » mais se comporte comme telle, rouée par les coups, attachée pour être violée. A défaut de causer nécrophilie (thème casse-gueule qui parfois au cinéma peut donner de beaux films comme Kissed), il sera question de viols (collectifs) à répétition de lycéens débiles sur une pauvre femme sans défense. Les deux cinéastes se targuent que l'on compare leur coup d'essai à du «Stephen King réalisé par Cronenberg». On pense assez à The Girl Next Door, adaptation d'un roman de Jake Ketchum, qui montrait une pauvre fille martyrisée puis violée par des gamins de son âge et s'inscrivait lui aussi dans une veine 90's des transpositions ciné des romans de Stephen King (genre Il est revenu, ce genre).











































