
FESTIVAL DE SITGES : DU SANG ETDU SEXE
Tout sur DEADGIRL - La Critique - Photos - Le 2008-10-06 03:35:35
DEADGIRL de marcel sarmiento, gadi harel
Le festival de Sitges a suffisamment d'avantages pour balayer d'un revers tout ce qui pourrait ressembler à des inconvénients (les journalistes doivent prendre leur place un jour à l'avance pour les projections réclamant des tickets - souvent celles du soir - sans pouvoir modifier si une interview lui tombe au dernier moment). L'avantage, ce sont des conditions d'accès aisées (les cinémas sont proches les uns des autres et pour y accéder, il suffit de longer une plage) mais aussi la convivialité du lieu qui poussent le public, les journalistes et les stars à se retrouver au même endroit. Les demandes d'interviews ne nécessitent pas que l'on passe, comme dans d'autres festivals, par des attachés de presse surexcités. On peut les demander directement aux artistes en buvant un verre avec eux et les interviews, elles-mêmes, peuvent durer plus longtemps qu'à l'accoutumée. Ce qui est bénéfique pour tout le monde. On peut communiquer avec un Paul Verhoeven, un Darren Lynn Bousman ou une Angela Bettis sans difficulté. Le cadre est tellement agréable que les artistes s'y sentent comme chez eux. Ainsi, dernièrement, on a quand même attendu pendant une demi-heure Woody Harrelson, coincé dans un bar à siroter des bières, avant la présentation de Transsiberian, de Brad Anderson.

DEADGIRL de marcel sarmiento, gadi harel
Les projections commencent à huit heures du matin et s'éternisent parfois jusqu'à cinq heures, notamment dans les "nuits extrêmes" qui proposent des films arides dont le but est de tester les résistances du spectateur le plus résistant; ou encore les nuits Mondo Macabro. Pour le cinéphile, c'est une joie : pendant deux nuits, il peut découvrir des films inconnus, interdits ou rarissimes, essentiellement venus d'Asie, qui datent des années 70-80 et proposent des contenus subversifs. Ceux qui l'année dernière ont eu la chance de découvrir Silip/Daughters of Eve à cinq heures du matin s'en souviennent encore : un déluge de violence et d'érotisme dans un remarquable film philippin datant de 1982 et qui jusque là n'avait jamais fait parler de lui. L'ambiance y est extrêmement festive, les spectateurs étant majoritairement composés de jeunes qui peuvent picoler à volonté dans la salle. Lorsque le film subjugue, il n'y a généralement aucun bruit pendant et même après la projection (ce fut le cas des deux premiers volets de la trilogie de Crispin Glover). Lorsque le film n'a pas les moyens de ses ambitions, la salle se retourne contre lui en le lynchant pour de rire.
![]() | ||
PREVIEW GORE : DEADGIRLNanti d'un excellent buzz au dernier festival de Toronto, | LOS BASTARDOS : FILM CHOC !Dans Sangre, premier long métrage réalisé à l’âge de 26 ans, Amat Escalan... | |







PREVIEW GORE : DEADGIRL
LOS BASTARDOS : FILM CHOC !





































