

LE COW-BOY de georges lautner
Pour son interprète, ce film est une véritable aubaine. Si Aldo Maccione fait des débuts forts prometteurs, notamment aux côtés de Claude Lelouch, la suite de sa filmographie se résume à une longue liste de nanars, pour ne pas dire navets pour certains. Quelques rencontres de qualité, entre Robert Lamoureux ou Pierre Richard, ne suffiront pas à redorer le blason d'une carrière malheureusement gâchée par un Philippe Clair omniprésent. En outre, le comédien demeure un fan incommensurable de Belmondo. Ils se croisèrent d'ailleurs sur le tournage d'un film de Claude Zidi, intitulé L'Animal en 1977. Quel honneur pour Aldo, donc, de tourner sous la direction d'un de ses metteurs en scène les plus illustres !
L'histoire de Le Cow-boy suit les aventures de l'inspecteur César Cappucino. Originaire de Nice, il monte à Paris pour tenter de démanteler un gigantesque réseau de trafiquants de drogue. Mais sans le savoir, il ne représente en fait qu'un simple appât, une « chèvre » protégée de loin par d'autres flics, beaucoup plus expérimentés...

LE COW-BOY de georges lautner
En découvrant ce film, une caractéristique nous frappe dès les premières images : l'oeuvre semble manquer de moyens techniques considérables ; nous préfèrerons cette explication, à celle d'imaginer un cinéaste flemmard refusant de réaliser un travail digne de ce nom ! Un plan montre donc Aldo Maccione marchant dans une rue déserte, au petit matin, la clope au bec, le tout en cadre large, tristement gris. Puis le second plan intervient lors d'un raccord dans l'axe quelques secondes plus tard. Si le jeu du comédien reste totalement cohérent, la photographie change littéralement, et les couleurs de l'image se réchauffent sans aucune justification. Un montage digne d'un véritable film amateur, oubliant l'étape pourtant essentielle de l'étalonnage, et une pure déception de la part de son metteur en scène...































