

24 : REDEMPTION de jon cassar
Après cette longue période d'absence, Le Kief (chef de file des hommes d'action indestructibles malheureusement relégué au seul petit écran depuis que Chuck Norris lui a volé la vedette) s'apprête donc à revenir en fanfare sur la Fox le 12 Janvier prochain via deux soirées évènement de deux heures, avant d'entamer une vingtaine de semaines qu'on espère haletantes. Mais forcément consciente de l'importance que représente la série pour son public, la Fox n'allait pas se contenter de simplement faire revenir le programme à l'antenne. Le Network décida ainsi d'utiliser à bon escient la longue période de pré-production dont elle disposait pour mettre en place un téléfilm destiné à en étaler les enjeux. Et quoi de plus facile alors qu'il lui suffira de reprendre ici une sous-intrigue évincée des derniers jets scénaristiques de la saison pour des raisons logistiques et financières. 24 : Redemption (initialement intitulé Exile) le téléfilm propose de donner vie aux aventures d'un Jack Bauer en cavale depuis 3 ans et demi, fuyant tant son incapacité au bonheur que les charges qui se dressent contre lui (torture et meurtres, rien d'inhabituel pour le monsieur).

24 : REDEMPTION de jon cassar
Diffusé aux Etats-Unis le 23 Novembre dernier, le long métrage s'ouvre sur un camion traversant les terres d'un pays africain fictionnel nommé le Sangala. A son bord, des miliciens se chargent de recruter de jeunes enfants afin de monter une armée pas chère et de renverser le pouvoir en place. Discours fédérateurs au coin du feu, émulation de foule et meurtres d'innocents afin d'achever l'initiation de ces futurs soldats en bas âge, le sujet est pour le moins poignant et illustré de belle manière. Rapidement, on retrouve ses marques entre le split-screen, l'écran titre qui n'a pas changé d'un iota depuis sept ans et la voix de l'acteur, nous indiquant que l'action se déroulera en temps réel entre 3 et 5 heures de l'après midi. On est donc en terrain connu et l'on trépigne d'impatience à l'idée de retrouver un Jack qui ne tarde pas à apparaître sur l'écran de façon iconique. Résident au sein d'une école de fortune montée par un de ses anciens collègues des forces spéciales (Robert Carlyle), Jack tente de se reposer entre deux points de fuite, et semble à son aise au milieu des enfants. Compréhensif envers un jeune garçon qui vient pourtant de lui voler ses affaires, expliquant d'entrée de jeu et de manière on ne peut plus explicite ce qu'il a fait de son temps depuis notre dernière rencontre, Jack a vieilli. Fatigué, usé, il refuse désormais de servir un gouvernement américain qui le pourchasse à grands coups d'injonctions à comparaître mais n'oublie pas de mentionner l'amour qu'il porte toujours pour sa fille.
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