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CINE : TERMINATOR 3

CINE : TERMINATOR 3

Tout sur TERMINATOR 3 : LE SOULEVEMENT DES MACHINES - La Critique - Le 0000-00-00 00:00:00


He's back ! Arnold Schwarzenegger est de retour sous les traits du Terminator pour un troisième épisode. Onze ans après Terminator 2 : Le Jugement Dernier et dix-neuf après le premier, James Cameron passe le flambeau de réalisateur à Jonathan Mostow (U-571) pour un résultat qui fait vraiment plaisir à voir ! Non pas qu'on attendait ce Terminator 3 comme le messie parmi une flopée d'usurpateurs enclins à remporter le plus de dollars possible. Lui aussi est calibré pour faire de l'argent, mais à la différence près qu'il l'assume, et qu'en plus le film n'existe pas uniquement pour ça.

TERMINATOR 3 : LE SOULEVEMENT DES MACHINES
Terminator 3 : Rise of the Machines

Un film de Jonathan Mostow
Avec Arnold Schwarzenegger, Nick Stahl, Claire Danes, Kristanna Loken
Durée : 1h49
Sortie : 06 Août 2003

Et dire que c'est le blockbuster de l'été pour lequel nous avions le plus de doutes concernant l'à propos. Schwarzy a maintenant 55 ans, ce n'est plus Cameron qui est derrière la caméra et Linda Hamilton ne fait plus partie du casting (au même titre qu'Edward Furlong). Autant d'éléments qui laissaient supposer une suite sans âme ni coeur, déracinée des deux précédents opus, comme un bateau prenant l'eau avant même d'avoir quitter le quai. Eh bien en dépit d'un cahier des charges incontournable et d'une pression énorme depuis les premiers jours de tournage, la série des Terminator sort non seulement grandie de cette nouvelle aventure mais Terminator 3 réussit l'exploit de donner encore un peu plus d'assise à l'ensemble de son histoire.



Neuf années se sont écoulées depuis la date fatidique du Jugement dernier. John Connor vit comme un sans-abri, coupé du reste du monde, sans aucun attache matérielle ou physique au cas où on chercherait à le repérer. Mais très vite son destin le rattrape et deux Terminator de générations différentes venus du futur tentent de le retrouver, lui et ceux qui plus tard assureront le coeur de la résistance contre les machines.



Dans ses partis pris scénaristiques et de mise en scène, Mostow a d'emblée pris le soin de ne jamais se mettre en danger par rapport à son illustre prédécesseur. Terminator 3 n'est ni une série B sévèrement burnée comme le premier, ni un film épique de 2 h 30 comme le second. Alors bien sûr, le bonhomme ne pouvait pas non plus se permettre de faire comme si la franchise n'existait pas. Son cahier des charges, à défaut d'être alimenté par de nouvelles ambitions, est axé sur une forme de décalage humoristique fort bienvenue. Tout le monde attendait l'arrivée des deux machines au début du film, impatient de savoir comment le réalisateur de Breakdown allait traiter la chose : le résultat est pour le moins truculent, et sans être révolutionnaire, assure le minimum qu'on pouvait en attendre. Cette première demie heure de mise en place sert donc à poser les bases de l'intrigue mais aussi et surtout à répondre aux attentes des fans, ne démarrant vraiment qu'au moment où Schwarzy rencontre John Connor.



Mais attention, si les ambitions de Terminator 3 ne sont pas nouvelles, cela ne signifie pas pour autant qu'il n'en a pas ! Ne pouvant plus compter sur l'aspect dramatique que véhiculait Sarah Connor, c'est donc sur le personnage du T-800 que ce nouvel épisode décide de miser avant tout. Le Terminator, véritable machine à tuer dans le premier, sorte de jouet cybernétique entre les mains du jeune Connor dans le second, assume ici pleinement sa condition de machine dévastatrice dans le troisième. Livré à lui-même avec une capacité "d'adaptation psychologique cybernétique" toute nouvelle, le Terminator prend une dimension et une mesure incroyablement dense. Sur des bases déjà posées par Cameron, Schwarzenegger démontre si besoin était qu'il est le T-800, composant du haut de ses 55 berges (et parfaitement crédible) ses effets à la perfection. Il n'en fait jamais trop et on peut véritablement dire qu'il insuffle ici une âme à ses circuits. Jamais le Terminator n'avait été aussi efficace et déterminé dans la mission qui lui est confiée. Pour ce faire le réalisateur lui offre des opportunités ultra-jouissives qui culminent dans deux scènes bien précises. La première est une séquence de poursuite en plein Los Angeles d'une durée d'environ 8 minutes : un véritable morceau d'anthologie, où les deux machines dévastent tout sans état d'âme ni hésitation. Seul compte l'efficacité ! CGI, pas CGI, miniatures ou non, on s'en moque, ça fonctionne à merveille. La mise en scène est fluide, rythmée, proposant parfois des plans fabuleux en plein milieu d'un bordel effroyable. Tout est présent - montage frénétique, impression de vitesse et multitudes d'enjeux au cours de la dite poursuite - pour que ce mélange soit aussi harmonieux que Nitro et Glycérine. Alors si la technologie n'est pas toujours à la hauteur de l'ambition du réalisateur, on s'en moque éperdument : les intentions et l'enthousiasme, eux, sont là (désolé, mais à la vue de cette scène, on se dit que la séquence de Reloaded sur l'autoroute est une pub pour Majorette, en dépit qu'elle ait bénéficié d'une technologie plus élaborée, et d'une somme fétide de pognon).



Concernant la seconde scène, on ne vous en dira pas trop pour ne pas vous enlever certains effets de surprise bien sympathiques, mais sachez seulement que l'affrontement des deux machines, teinté de testostérone et de machisme détonant, constitue sans conteste le climax du long métrage (faisant passer l'affrontement de Hulk et de son caniche débile pour une partie de bridge entre Yvette Horner et Sim). Elle arrive en plein milieu d'une bonne grosse demie heure finale où Mostow nous entraîne tambour battant vers une conclusion aussi surprenante que dramatique.



La boucle est bouclée et sous des aspects assumés de blockbuster divertissant, Terminator 3 s'avère être un peu plus que cela. Il permet de se réjouir du retour en fanfare du tronc d'arbre autrichien dans un des ses meilleurs rôles, et de découvrir qu'on pouvait encore faire du cinéma sans trop se prendre la tête et en respectant les spectateurs lambdas ainsi que les fans de la série. Ce n'est certainement pas le film du siècle, mais c'est en tout cas une vraie bonne surprise, drôle et jouissive.

Cédric Melon

  

TERMINATOR 3 : BANDE-ANNONCE FINALETERMINATOR 3 : BANDE-ANNONCE FINALE

Et encore une bande-annonce pour Terminator 3 ! Après la version internat...
 
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Naruto pffff de la merde    01 sep
Encore une incohérence : Pouquoi les machines n'ont pas envoyé TX dans l'action de T1 pour bousiller à coup sûr le père de John ? 6    01 sep
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9.3/10
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