
CINE : LES RIVIERES POURPRES 2
Tout sur LES RIVIERES POURPRES 2 LES ANGES DE L'APOCALYPSE - La Critique - Le 0000-00-00 00:00:00LES RIVIERES POURPRES 2 : LES ANGES DE L'APOCALYPSE
Réalisateur : Olivier Dahan
Acteurs : Jean Réno, Benoît Magimel, Camille Natta, Christopher Lee, Johnny Halliday, ...
Durée : 1h 40
Sortie : 18 février 2004
Pour Niemans, l'homme retrouvé emmuré dans un monastère de Lorraine n'est pas une victime comme les autres. Les signes ésotériques gravés autour de lui et l'étrange rituel de son sacrifice annoncent bien autre chose. Lorsque Reda, jeune capitaine de police, découvre l'exact sosie du Christ à demi mort au pied d'une église, il croit d'abord avoir sauvé un illuminé. Mais il va rapidement s'apercevoir que cette affaire est liée à celle de Niemans, dont il fut l'élève à l'école de police.
Jean Reno et Benoît Magimel dans LES RIVIERES POURPRES 2
Après Mathieu Kassovitz qui s'est vu d'ailleurs ouvrir les portes d'Hollywood par Joel Silver suite à la réalisation des Rivières pourpres, c'est un autre talentueux jeune cinéaste au visuel très marqué que le producteur Ilan Goldman est allé chercher, Olivier Dahan. Le réalisateur de l'excellent Déjà mort, du semi-raté Le petit poucet et de l'émouvant La vie promise, s'investit donc dans une oeuvre de commande bien loin de ce qu'il nous avait jusque là offert. Et ça commence super fort avec un séquence d'ouverture outrancière, la découverte macabre d'un corps emmuré dans un monastère un soir d'orage définissant parfaitement ce que le film sera par la suite. Généreux dans son atmosphère, cherchant toujours à grossir le trait, à appuyer tous ses effets (les meurtres sont particulièrement graphiques), Olivier Dahan fait du cinéma de genre avec une évidente passion pour la chose. Faisant fi d'un scénario signé Besson pourtant prometteur dans sa première partie (tant qu'on n'y comprend rien, on marche à fond) mais désespérément mal exploité par la suite, et de dialogues la plupart du temps risibles ou consternants (selon l'humeur), le réalisateur démontre un savoir-faire visuel remarquable. Savoir-faire qui devient même époustouflant lors d'une séquence de poursuite à pied entre Reda (Magimel ultra convaincant en "remplaçant" de Cassel) et un moine aux prouesses physiques "yamakasiennes", une poursuite à la durée imposante où la richesse des péripéties n'a d'égal que celle des cadrages magnifiés par un montage à l'efficacité diabolique.
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