
CINE : VAN HELSING
VAN HELSING
Un film de Stephen Sommers
Avec Hugh Jackman, Kate Beckinsale, Richard Roxburgh, David Wenham, Shuler Hensley, Kevin J. O'Connor
Durée : 2h12
Sortie : 05 Mai 2004
Van Helsing représente la main armée du Vatican et s'occupe de régler dans le secret les affaires légèrement surnaturelles. Après avoir réglé son compte à Dr Jekyll, il part en Roumanie se frotter à Dracula, Frankenstein et quelques loups-garous.

Hugh Jackman : bras croisés dans X-Men, bras ouverts dans Van Helsing
Le premier opus de La Momie possédait le charme des comédies d'aventures d'antan et panachait ingénieusement comédie, action, exotisme avec une pincée d'horreur. Son réalisateur, Stephen Sommers apparaissait alors comme un jeune réalisateur respectueux d'un cinéma et débordant de bonne volonté. Un homme à suivre, donc ! Les espoirs se sont rapidement transformés en doutes lors de la sortie du Retour de la momie où la ‘'magie'' du premier épisode avait cédé la place à un fourre tout grotesque où un scénario ridicule côtoyait des effets spéciaux spécialement mal fichus et mal intégrés. L'homme avait-il été rattrapé par l'appât du gain où avait-il simplement tout donné dans son dernier film ? A l'annonce de l'ambitieux Van Helsing surfant sensiblement sur la même veine, la réponse allait nous être révélée. Et elle ne fait pas forcément plaisir à lire...
Voulant reprendre le créneau de John Landis, à savoir celui du premier cinéphile d'Hollywood, Stephen Sommers a bâti son film sur une succession de références et d'hommages en tous genres. Ce qui peut sembler normal vu le scénario mais qui s'apparente au final plus à de la paresse et à l'utilisation d'un filet de sécurité scénaristique. En effet, pourquoi risquer d'innover en matière de trame narrative alors que l'on peut simplement récupérer ce qui a fait le succès du cinéma populaire de ces 30 dernières années ?

Hugh Jackman et Kate Beckinsale
Mais ce qui cartonne dans l'industrie du disque (les remix puis le matraquage de chansons entrées depuis des lustres dans l'inconscient collectif) se révèle moins évident sur grand écran. Le film s'apparente plus à un patchwork informe prenant l'eau de toute part et bâti avec des rushes abîmés des films qu'il plagie.
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