Alors qu'on espérait une image lumineuse et éclatante (on est à Saint-Domingue tout de même), on reste sur sa faim devant une qualité finalement moyenne. La faute à une définition pas très précise et une compression qui connaît des ratés sur certaines scènes. Les couleurs sont en revanche assez agréables.
Un bon mix entre les râles, la musique et les ambiances (le bruit de la mer lors de la séquence sur la plage). Du point de vue du doublage, c'est assez convaincant.
Chez Blue One, la politique est clairement d'en donner pour son argent au consommateur. Adepte des bonus à rallonge, l'éditeur nous a concocté comme à son habitude une série d'extraits de films de son immense catalogue qui ont une relation directe avec le sujet du film vedette : au programme, des scènes de sexe au soleil à profusion (12 extraits dont celui du super bandant Happy Birthday pour une durée d'une heure quarante). Pour compléter cette orgie, on retrouve la bande annonce du film.
Saint-Domingue, ses plages, le soleil, la mer et de jolies filles plantureuses (mention spéciale à la blonde qui sévit au chapitre 3) prêtes à se laisser sauvagement pénétrer par des étalons en forme olympique, le programme de ce film avez de quoi nous émoustiller au plus haut point, surtout en cette période doucement hivernale.
Quelle désillusion ! Il faudra qu'on m'explique quel est l'intérêt de situer l'action du film dans une contrée aussi paradisiaque pour finalement se contenter de tourner la majeure partie des scènes en intérieur, dans des chambres d'hôtel ou au mieux à l'arrière d'une voiture. Les amateurs d'ébats sexuels sur sable chaud devront donc se délecter d'une seule séquence, qui plus est bien trop courte.
Reste des hardeuses qui font ce qu'elle peuvent (c'est à dire beaucoup pour la plupart) pour compenser la banalité du spectacle proposé qu'une réalisation chichiteuse, façon Andrew Blake du pauvre ne fait qu'aggraver.
Par Eddy Adam