Image 16/9 très belle à la chroma chaude à souhait. Fidèle à la photo d'Andrew Blake, elle a été légèrement adoucie. La copie est irréprochable et la compression globalement bien maîtrisée.
Une unique piste anglaise (contrairement à ce qu'annonce la jaquette), dynamique à souhait (bonjour les basses). La musique omniprésente est magnifiquement restituée. La voix off narrant l'histoire est claire et suave à souhait.
menu 16/9 animé et musical donnant accès aux chapitres (32 au total ! les 2 derniers étant la bande annnonce et la featurette). Revenons à cette featurette : d'une durée de 8'31 elle met en vedette une superbe blonde (Ava Vincent) dans une séquence ultra montée confrontée à un partenaire masculin (espèce inexistante sur le film). Avec une très belle image et un son dynamique à souhait, elle vaut largement le coup d'oeil.
Egalement disponible, une galerie de photos avec plusieurs écrans possédant chacun 2 à 3 photos par écrans. Dommage car on perd en lisibilité;
Andrew Blake est sans conteste l'un des réalisateurs les plus élégants, et même un peu chichiteux, du X américain. Définitivement anti-narratifs, ses films offrent la plupart du temps des successions de saynètes lascives et esthétisantes où il se plait à mettre en valeur, avec une passion évidente, la plastique d'actrices sublimes. La chose est suffisamment rare pour être ici signalée : seule la beauté intéresse Blake, une beauté synonyme chez lui de grâce, de mouvements félins, de ralentis langoureux et de couleurs chaudes.
Amateurs de très belles femmes et d'érotisme intemporel, vous êtes les bienvenus : les merveilleuses Anita Blond, Aria Giovanni, Kelle Marie, Kyla Cole et Terri Summers se trémoussent au rythme d'un saxophone un rien envahissant (qui n'est pas sans évoquer certaines érotiqueries de M6), se caressent et tout ce qui s'en suit, mais l'ensemble manque considérablement d'audace (l'attirail en usage se signale ici par son absence), Blake privilégiant le grain de la peau aux détails gynécologiques. En un peu plus d'une heure et une trentaine de sketches, le film n'aura strictement rien raconté, mais en revanche nous aura plongé, insidieusement, dans une rêverie sans but, assez enivrante, presque planante. On pourrait, à la limite, laisser tourner le DVD en boucle pour installer une ambiance sensuelle et nonchalante.
On regrettera cependant l'absence totale d'un environnement sonore autre que musicale : pourtant chacun sait que gémissements et tissus froissés ne sont pas pour déplaire aux voyeurs (auditifs) que nous sommes.
Par Gabriel Burne