On attendait une restauration encore plus impressionnante que celle effectuée pour la précédente édition. Le résultat déçoit pourtant. Si en apparence, le niveau d'excellence semble avoir grimpé d'un cran (une impression de voir une image mieux définie, plus propre,...), la comparaison avec l'image antérieure ne délivre plus tout à fait le même verdict. En fait, on a a l'impression que ce nouveau transfert a avant tout subi un débruitage excessif. On retrouve en effet par moments les mêmes taches qu'auparavant. Pire, l'image est désormais trop lissée (et même parfois légérement floue sur les arrières plans), faisant perdre le grain caractéristique du film et des productions Warner de l'époque. S'il fallait encore rajouter une critique à cette édition, c'est de n'offrir un noir & blanc moins contrasté que celui du précédent DVD.
| Le comparatif ci-dessous ne peut servir qu'à mesurer les différences entre l'ancienne et la nouvelle édition. Passage sur internet oblige, aucune capture ne reflète la véritable qualité de l'image. |

L'image est plus lisse, mais perd en détails et finesse (cf les dégradés des reflets sur la peau)

Les rides d'Humphrey Bogart perdent en précision sur l'édition collector.
Son nez est riche en détails sur l'ancienne édition, et presque monochrome sur le collector
Malgré cela, et c'est on vous l'accorde un joli paradoxe, l'image de
Casablanca EC reste séduisante et même à bien des égards impressionnante. Mais depuis
Sunset Boulevard, on est devenu sacrement exigeant lorsqu'il s'agit de critiquer les restaurations et images DVD des classiques d'antan du cinéma hollywoodien.