La restauration, confiée aux soins de Lowry Digital Images - la compagnie américaine responsable de celles, merveilleuses, de Blanche Neige et les Sept Nains, Citizen Kane (zone 1) et Sunset Boulevard avait de quoi nous faire espérer un miracle pour Indiana Jones.
Si la perfection n'est malheureusement pas au rendez-vous (comme c'était le cas pour
Il était une fois dans l'ouest – restaurè par le même studio), l'image de la trilogie
Indiana Jones est plus qu'honorable voire vraiment belle.
Première chose, les films sont bien au format 2.35 (un point que nous aimons bien vérifier à la rédaction). Nos calculs précis annoncent un format oscillant entre 2.31 et 2.33 suivant les films. Donc, aucune (mauvaise) surprise à ce niveau-là (remember
Carpenter).

Une définition admirable mettant en avant chaque détail et de jolies couleurs
La copie a été remarquablement nettoyée même si de petites imperfections sont toujours de mises. La définition est au rendez-vous et l'image possède un très joli piqué ainsi qu'un rendu argentique des plus réussis (avec un très léger grain du meilleur effet, nous évitant d'avoir une image horriblement lisse). Les couleurs sont sublimes et sont parfaitement saturées (trop même dans le 3eme opus où elles perdent en naturel). Enfin, la compression est d'un très bon niveau et permet aux plans souvent visuellement très riches de tonton Spielberg de garder l'ensemble de leurs détails.

Indiana Jones comme on ne l'avait plus vu depuis longtemps
Les contrastes sont parfois légèrement trop appuyés (l'image paraît plus sombre que dans notre souvenir). Les plans à effets spéciaux ont moins bien vieilli (techniquement) et sont généralement bruités avec un grain bien plus marqué.

Un plan légèrement plus sombre que dans notre souvenir
Les trois épisodes ne sont pas logés à la même enseigne et s'ils possèdent tous une qualité générale d'image avoisinante, ils souffrent chacun de petits défauts bien spécifiques.
Les aventuriers de l'arche perdue
La séquence d'ouverture a la tremblote pendant une dizaine de seconde. Lorsque Indy entre dans la grotte (4'10''), l'image n'est pas stable et bouge horizontalement.

Le plan peureux qui tremblote pendant 10 secondes
Certains plans de la course poursuite en camion manquent de définition : la chute de la jeep en plan large dans le ravin en est un parfait exemple.

Un plan moins re-travaillé que les autres : peu de définition et un étalonnage à revoir
En revanche, certains plans ont été miraculeusement restaurés. Celui du coucher de soleil près du puit des âmes, considérablement abîmé sur la version Laserdisc sorties en 1997, est ici nickel chrome (avec un grain toutefois bien marqué).

Le comparatif master avec les Laserdic est sans appel : vive le DVD !
Enfin pour tous les curieux, la fameuse vitre de la scène du cobra a été digitalement effacé.

Adieu reflet
Le temple maudit
Une image parfois inégale où des plans monstrueusement définis font écho à d'autres bien moins convaincants.

Une belle définition
Un plan est particulièrement abimé/laid/non étalonné : celui de la chute dans le ravin en canoë (18'21'').

Le plan large qui fait tache
La dernière croisade
La plus belle image des trois films. Les couleurs sont parfois trop vives et font perdre l'image en réalisme.

Des couleurs parfois trop envahissantes
La séquence en avion (87'45'') reste le point faible avec un master bruité et des effets spéciaux (ratés) plus visibles que jamais.

Le blue screen...

...preuve que les effets spéciaux n'ont pas été (tous) retouchés

Indy en mettrait sa main à couper