Les Editions Montparnasse effectuent ici un très beau travail de restauration redonnant ainsi à la copie et aux couleurs, une nouvelle jeunesse. Pour un film de cet âge, le pressage est tout ce qu'il y a de plus honnête : les couleurs bénéficient d'une excellente saturation et la définition tout à fait convenable. En revanche, l'image perd très légèrement de sa fluidité en raison d'un très léger bruit vidéo. Quelques petites poussières font leur apparition de temps à autre.
La piste mono a également bénéficié des efforts d'une restauration et même si ceux-ci sont légèrement étouffés sur la piste française, ils trouvent une belle clarté sur la piste anglaise.
Globalement, la piste sonore est de bonne facture (encore une fois, pour un film de plus de 40 ans, c'est très agréable).
Un menu en couleur animé par de petites vignettes façon chapitrage et agrémenté de dialogues du film en fond sonore. Malheureusement, le DVD ne contient aucun supplément.
Quasiment coulé lors d'une attaque aérienne, le ‘'Tigre des Mers'', sous marin américain commandé par le commandant Sherman (Cary Grant), entre en réparation. L'officier Holden (Tony Curtis) lui vient en aide avec ses idées pas toujours très ‘'catholiques''. De plus, l'intrusion de femmes dans le sous marin va quelque peu troubler la quiétude de l'équipage.
Divertissant
Blake Edwards, réalisateur du mémorable Victor, Victoria ou encore La Partie, nous sert ici une petite comédie, typique des années 60, (genre Les sous doués partent en guerre à bord d'un sous marin).
Le film ne se prend jamais au sérieux et doit énormément au charisme et Cary Grant et à l'humour de Tony Curtis.
Ce dernier reprend ici plus ou moins le rôle que tenait James Garner dans La Grande Evasion (le chapardeur) avec un petit coté plus exubérant qu'il interprète avec beaucoup d'humour. Cary Grant fait une nouvelle fois preuve d'une réelle aisance dans le registre de la comédie et Blake Edwards, que l'on a connu plus inspiré à l'époque de La Panthère Rose, prend un malin plaisir à semer le rire dans nos chaumières.
Par Pascal Faber